Casse-tête budgétaire perpétuel au CISSSO

Le pdg Jean Hébert souhaite ne pas engendrer... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le pdg Jean Hébert souhaite ne pas engendrer de baisse de services pour la population.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Il faudra deux fois plus de temps que prévu au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) pour réaliser les compressions de 31,9 millions $ imposées par Québec pour l'année en cours.

L'organisation a un plan de match pour atteindre l'équilibre budgétaire au 31 mars 2017, dans lequel les nouvelles coupes anticipées n'ont toutefois pas été intégrées.

Selon les données présentées jeudi au c.a. du CISSSO, l'organisation se dirige toujours vers un déficit de 8,7 millions $ au 31 mars prochain. Le CISSSO doit maintenant déposer auprès du ministère de la Santé, au début février, un plan de retour à l'équilibre budgétaire qui prévoit des mesures permettant de couper environ 8 millions $ au cours de 2016-2017.

Le président-directeur général de l'organisation, Jean Hébert, reconnaît que les compressions anticipées l'an prochain, qu'il évalue autour de 20 millions $, n'ont pas été considérées dans l'élaboration du plan de retour à l'équilibre budgétaire.

Il souligne qu'aucune confirmation n'a encore été reçue quant à l'ampleur que prendront les compressions l'an prochain, mais que des «chantiers» sont déjà en branle dans le but d'identifier où elles pourraient se faire. «On vise qu'au 1er avril, on ait identifié ce 20 millions-là, a indiqué M. Hébert. [...] On est en train de développer des choses, et il y a deux ou trois millions déjà identifiés.»

Le grand patron du CISSSO garde toujours le cap sur une gymnastique budgétaire n'engendrant aucune baisse de services pour la population, mais reconnaît que les coupes prévues l'an prochain représentent «un réel défi». L'intégration de tous les établissements au sein du CISSSO pourrait notamment permettre, espère-t-il, d'identifier des secteurs où des «gains cliniques» pourraient être réalisés pour générer des économies.

Il a par ailleurs été annoncé jeudi soir que les patientes de l'Outaouais atteintes d'un cancer gynécologique n'auront plus à se rendre à Montréal pour recevoir des traitements. L'Outaouais n'ayant aucun gynécologue-oncologue, les soins étaient auparavant offerts sur la rive ontarienne. Les gynécologues-obstétriciens du CISSSO avaient déploré, en décembre, que cette façon de faire n'était plus possible «depuis la fin unilatérale de cette offre de service» de la part d'Ottawa. Il pouvait ainsi s'écouler, selon les spécialistes gatinois, de cinq à six mois entre la référence d'un médecin de famille et le début des traitements à Montréal.

Or, un médecin d'origine suisse spécialisé en oncologie gynécologique vient tout juste d'obtenir son permis de travail lui permettant d'exercer à Gatineau. Le Dr Alexandre Rozenholc a aussi pu obtenir un permis de pratique restrictif du Collège des médecins du Québec sans avoir à suivre la procédure habituelle exigeant un stage clinique de trois mois.

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