Calvaire mortel à l'hôpital: le coroner s'en mêle

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Aline Breton Gauthier a raconté dans l'édition du Droit de jeudi le «calvaire» vécu par son défunt mari à l'hôpital de Gatineau.

Martin Roy, LeDroit

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Un coroner fera enquête sur la mort d'un patient à l'hôpital de Gatineau après que son épouse eut dénoncé la «semaine de calvaire» qu'il y a vécue. Le commissaire aux plaintes et à la qualité des services se penchera lui aussi sur le dossier.

Le pdg du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Jean Hébert, a fait savoir jeudi soir qu'un coroner «va faire une enquête» sur le décès de De Sale Gauthier, survenu le 22 août dernier. LeDroit rapportait jeudi le récit de la dernière semaine de la vie de M. Gauthier, tel que raconté par sa femme, Aline Breton Gauthier.

Cette dernière affirme que son défunt mari n'a pas reçu les soins et services adéquats. Arrivé à l'Hôpital de Gatineau en raison d'une blessure à l'épaule, le septuagénaire atteint de la sclérose latérale amyotrophique y a rendu son dernier souffle une semaine plus tard. Mme Breton Gauthier affirme notamment avoir éprouvé de la difficulté à le faire nourrir, l'avoir trouvé à plusieurs reprises souillé dans son lit, et avoir eu de la misère à faire respecter diverses consignes liées à sa condition de santé.

Malgré l'absence d'une demande formelle, le commissaire local aux plaintes, Louis-Philippe Mayrand, examinera aussi le dossier. Ce dernier a expliqué que tout en ayant le devoir d'examiner un dossier à la suite d'une plainte, il a également la latitude nécessaire pour lancer lui-même le processus d'examen d'un cas. Mme Breton Gauthier s'est dite satisfaite que le commissaire s'en mêle, et souhaite que cette démarche fasse «changer les choses».

Le commissaire, qui agit sur une base indépendante et ne relève pas du pdg, devra présenter ses recommandations, s'il y a lieu, au comité de vigilance du conseil d'administration du CISSSO.

M. Mayrand prévoit entrer en communication avec la veuve de M. Gauthier, et a déjà demandé un rapport complet lui permettant de retracer «toute la trajectoire de soins» que le défunt a empruntée. Au besoin, il fera également appel à des experts «pour être bien sûr que les meilleures pratiques ont été exécutées».

Jean Hébert a pour sa part demandé aux directions des soins infirmiers et des services professionnels un portrait détaillé du séjour de M. Gauthier à l'hôpital, afin de s'assurer «que jamais une autre personne n'aura à subir les faits allégués». «Quand quelqu'un rentre à l'hôpital, on s'attend à ce qu'on stabilise son état de santé ou qu'on l'améliore, mais en lisant l'article, il semblerait qu'on ait contribué à sa détérioration, et si c'est le cas, c'est inacceptable», a réagi M. Hébert.

Sans vouloir présumer des conclusions qu'il tirera de ce dossier au terme de ses démarches, M. Mayrand affirme quant à lui qu'à la lecture du récit de Mme Breton Gauthier, «il semble que la qualité des soins peut être questionnable». «Je ne dis pas qu'elle a été mauvaise, précise-t-il, mais je constate que les soins sont mis en cause.»

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