Naviguer le labyrinthe de la santé en français en Ontario

Une centaine d'exposants seront sur place pour informer... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Une centaine d'exposants seront sur place pour informer les gens sur les services de santé en français.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est tout un labyrinthe que de naviguer à travers le système de soins de santé en français en Ontario, car il n'y a pas qu'une seule porte d'entrée.

La 3e édition du Carrefour Santé, qui se déroulera les 10 et 11 mars, au Centre des conférences et des événements d'Ottawa, veut faciliter cette tâche.

Selon Jacinthe Desaulniers, directrice générale du Réseau des services de santé en français de l'Est de l'Ontario, c'est le meilleur moyen de faire connaître le réseau de santé francophone sous toutes ses facettes. Cet événement est destiné au grand public et aux professionnels de la santé qui veulent connaître la gamme de services offerts en français.

Quelque 100 exposants viendront parler des services qu'ils offrent. Parfois, on découvre qu'un centre de santé facilite l'accès à une diététiste ou un physiothérapeute.

Il y a un besoin constant de s'informer sur les services en français, ont fait valoir les organisateurs de Carrefour Santé. Où sont-ils? Comment y accéder? Et où diriger les patients francophones?

Trousse d'information

L'idée de ce carrefour a été lancée par Jeanne-Hélène Tardivel, directrice générale de Montfort Reconnaissance, une unité de santé mentale et de toxicomanie à l'hôpital Montfort.

Quand les gens deviennent malades, ils sont «pris dans une forme d'engrenage» et parfois ne reçoivent pas de traitement rapidement, car ils ne savent pas où trouver les services.

«Dans la communauté, il n'y a pas une seule porte, il y a 10 à 15 portes», explique Mme Tardivel.

De plus, les médecins ne savent pas toujours où envoyer leurs patients, d'où l'importance de ce carrefour, reprend Mme Tardivel, qu'elle décrit comme «une trousse d'information.»

Pour ce qui est des soins de santé mentale et de toxicomanie, elle précise qu'il n'existe qu'une seule porte d'entrée depuis 2015, le SAATO, les Services d'accès et d'aiguillage en toxicomanie d'Ottawa.

Mme Desaulniers admet qu'il y a un besoin pour un genre de guichet unique où les patients pourraient se faire diriger vers les soins dont ils ont besoin, mais on n'en est pas encore là.

Le Carrefour Santé a des suites, dit-elle, car les gens et professionnels de la santé qui assistent aux ateliers et conférences sur la santé mentale ou le vieillissement sont mieux informés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer