L'année 2015 dans le monde de la santé

Un personnage, un lieu, un mot, un chiffre et une résolution. Bilan d'une année... (Archives Le Quotidien)

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Un personnage, un lieu, un mot, un chiffre et une résolution. Bilan d'une année mouvementée dans le monde de la santé à Ottawa-Gatineau.

Un personnage: Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 3.0

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Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette

Martin Roy, Archives LeDroit

Le ministre de la Santé du Québec n'a pas la langue dans sa poche, et il l'a bien fait sentir en début d'année. «Je ne suis pas payé pour dormir et faire de la méditation transcendantale et de la contemplation de croissance de déficit», avait-il lancé pour justifier la mise sous tutelle de l'ancien Centre de santé et de services sociaux de Gatineau.

Le ministre s'est également attiré les foudres des médecins de famille avec son projet de loi 20, pour lequel une entente a finalement été conclue avec les omnipraticiens de la province.

Le Dr Barrette entend maintenant «quadriller» le Québec de groupes de médecine familiale, et a confiance que l'Outaouais sera en mesure de fournir un médecin de famille à 85% de sa population d'ici la fin 2017.

Un lieu: l'urgence pédiatrique

Attendue depuis longtemps, l'ouverture d'une urgence pédiatrique à Gatineau a finalement eu lieu en mai dernier.

Située dans les locaux de l'Unité de médecine familiale de Gatineau, sur le boulevard de l'Hôpital, la mini-urgence permet aux patients de 0 à 17 ans d'obtenir une consultation médicale dans les 24 heures.

Selon le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, l'arrivée de cette urgence pédiatrique en sol gatinois a permis de diminuer de manière substantielle le nombre de visites de jeunes patients québécois à l'urgence du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario.

Un mot: CISSSO

Un personnage, un lieu, un mot, un chiffre... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 6.0

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

Après le CHVO, le CSSSG et les autres, le CISSSO est le nouvel acronyme auquel les résidents de l'Outaouais doivent s'habituer. Officiellement créé le 1er avril dernier, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais compte pas moins de 10 000 employés et regroupe sous une même entité tous les établissements de santé de la région.

La création de cette méga-structure, qui a causé la disparition de l'Agence de la santé, ne s'est pas faite sans heurts. Les divers syndicats d'employés du réseau ont dénoncé à de multiples reprises la réorganisation qui en a découlé et les compressions qui ont suivi.

Un chiffre: 5000

Un personnage, un lieu, un mot, un chiffre... (Yan Doublet, Archives Le Soleil) - image 8.0

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Yan Doublet, Archives Le Soleil

C'est le nombre d'élèves d'Ottawa de la maternelle à la 12e année qui risquaient d'être suspendus de l'école pour une période de 20 jours pour ne pas avoir présenté une mise à jour de leur dossier d'immunisation.

Santé publique Ottawa s'attendait à suspendre quelque 2000 écoliers à la mi-décembre, et 3000 autres pourraient subir la même sanction dès le 4 janvier.

L'organisme veut s'assurer que les 150 000 élèves de son territoire soient vaccinés contre neuf maladies: la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polio, la méningite, la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (pour les enfants nés depuis 2010). C'est la première fois que l'ensemble des dossiers d'immunisation des élèves fréquentant les écoles de la capitale est ainsi analysé. L'exercice sera dorénavant répété systématiquement, et ce, à l'échelle provinciale.

Les parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants soient vaccinés, que ce soit pour des motifs médicaux, religieux ou philosophiques, doivent remplir une déclaration d'exemption.

Une résolution: ne pas couper dans les services

Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 10.0

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Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

La quête de l'équilibre budgétaire est un exercice ardu pour le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), qui tente de sauver les meubles en préservant les services à la population dans un contexte de compressions substantielles.

En tenant compte du déficit de 2014-2015 et des coupures imposées par Québec, le CISSSO visait des compressions de 31,9 millions $ cette année. Il se dirige cependant vers un déficit d'un peu plus de 8 millions $, auquel s'ajouteront de nouvelles amputations budgétaires, évaluées à 20 millions $ pour l'an prochain.

L'organisation puise également dans l'enveloppe du statut particulier pour financer des services offerts dans d'autres régions à partir d'un budget normal. Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert, estime malgré tout que le «niveau de services» sera maintenu. Les syndicats sont loin d'être convaincus qu'une telle promesse est réalisable.

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