Au secours des nouveau-nés en détresse

L'inhalothérapeute Jeremy Wiggins, du CHEO, avec l'incubateur mobile... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'inhalothérapeute Jeremy Wiggins, du CHEO, avec l'incubateur mobile qui servira à venir en aide aux nouveau-nés de la grande région d'Ottawa-Gatineau, et au-delà.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Dès la mi-janvier, les bébés prématurés et les nouveau-nés en détresse de la grande région d'Ottawa, et au-delà, seront transportés d'urgence dans un incubateur mobile, puis élément nouveau, hissés à bord d'une ambulance grâce à un système d'élévateur hydraulique.

Le Centre hospitalier de l'est de l'Ontario (CHEO) a annoncé mardi qu'une ambulance et deux préposés seront disponibles 24 heures par jour, sept jours par semaine, pour transporter ces bébés d'urgence dans les hôpitaux d'Ottawa, ou même de Kingston, où ils pourront y recevoir des soins spécialisés.

Il s'agit d'un partenariat avec le Service des paramédics d'Ottawa.

Ce système hydraulique facilitera la tâche des ambulanciers et réduira les délais d'attente. À l'heure actuelle, ils doivent être deux pour soulever ces incubateurs de 400 livres - très lourds à cause des bonbonnes d'oxygène, respirateurs, etc. qui les composent - et les hisser à bord d'une ambulance. Grâce à cet élévateur hydraulique, le mouvement sera moins saccadé, s'est réjoui un paramédical.

Nombre de ces bébés nés prématurément ont des difficultés respiratoires et des problèmes cardiaques. Ils ont 30 jours ou moins et une santé fragile. Dans d'autres cas, même si le bébé arrive à terme, l'accouchement a laissé des séquelles en provoquant des problèmes respiratoires, par exemple, a expliqué la directrice médicale de l'équipe de transport néonatal de CHEO, la Dre Stephanie Redpath.

Jusqu'à 440 cas par année

Selon elle, les ambulanciers transportent jusqu'à 440 bébés en détresse par année d'un hôpital régional au CHEO ou à l'unité néonatale de Kingston, parfois dans des conditions difficiles et sur de longues distances. Souvent, les ambulanciers déposent les bébés et l'équipe d'intervention à l'hôpital, mais puisque l'ambulance est demandée ailleurs, l'équipe médicale n'a pas de moyen de retour.

Cela se présente fréquemment dans les régions rurales où il y a une seule ambulance qui offre le service 9-1-1 à la communauté, a expliqué la Dre Redpath.

Ce nouveau service ambulancier desservira le même territoire et la même clientèle, soit environ 2,2 millions de personnes dans un rayon de 440 000 km2. Le territoire va bien au-delà de la région d'Ottawa et de Gatineau. Il rejoint, par exemple, les communautés de Kapuskasing et de Maniwaki, et certaines communautés de la Baie-James et de la côte de la Baie d'Hudson. Il faut rejoindre les coins les plus reculés par hélicoptère.

Il s'agit d'un projet pilote d'un an.

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