Statut particulier: et s'il y avait eu indexation?

Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert

Patrick Woodbury, LeDroit

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Si l'enveloppe budgétaire de 20 millions $ accordée à l'Outaouais grâce au statut particulier avait été indexée, elle aurait connu une hausse de 14% et atteindrait aujourd'hui près de 23 millions $.

À l'heure où le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) jongle avec un casse-tête budgétaire où s'entremêlent le déficit accumulé et les compressions imposées par Québec, un simple calcul permet de constater que l'indexation des sommes consenties au Plan d'action Outaouais (PAO) aurait pu faire une différence.

Selon l'outil de calcul de la Banque du Canada, qui se base sur l'indice des prix à la consommation (IPC), un «panier de biens et services» coûtant 20 millions $ en 2007 en coûterait 22,8 millions $ en 2015. Une indexation suivant l'IPC aurait donc représenté un bond de 14% en huit ans pour le PAO.

Même si le CISSSO anticipe d'autres compressions substantielles l'an prochain, de l'espoir repose sur les sommes pouvant être récupérées si le rapatriement des soins consommés en Ontario génère des économies à la Régie de l'assurance-maladie du Québec.

Le grand patron du CISSSO, Jean Hébert, donne l'exemple de la mini-urgence pédiatrique ouverte en mai à Gatineau. Avec la construction d'une nouvelle Maison de naissance et les travaux prévus à l'unité de maternité, la région pourra encore là récupérer des sommes dépensées en Ontario, estime M. Hébert, qui y voit «une opportunité que d'autres régions n'ont pas», en ces temps d'austérité, pour obtenir de l'argent afin de développer des services.

Un budget à part pour la faculté de médecine

Bien que certaines sommes aient été investies pour la formation médicale grâce au Plan d'action Outaouais (PAO), le projet de faculté satellite de médecine profitera d'une enveloppe budgétaire distincte lorsqu'il verra le jour.

Tout en soulignant que Québec n'a pas encore annoncé d'investissements pour assurer la création d'une faculté satellite de médecine de l'Université McGill à Gatineau, le grand patron du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, Jean Hébert, affirme que l'argent ne proviendra pas du statut particulier.

«On n'a pas l'argent pour ça là, mais quand on va avoir l'argent pour l'investissement, pour le fonctionnement, c'est quelque chose de plus qui va se rajouter dans la région, assure-t-il. [...] On a été capable de monter un projet, de le développer et de le présenter, mais quand le financement arrivera, ce ne sera pas dans le PAO.» Au cabinet du ministre de la Santé Gaétan Barrette, on se montre «confiant de pouvoir franchir plusieurs étapes vers la réalisation de ce projet d'ici la fin du mandat», a indiqué son attachée de presse, Joanne Beauvais.

Cette dernière a fait savoir que le ministère de la Santé a soumis, en septembre dernier, «un avis favorable» auprès du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Les instances concernées ont ensuite convenu, le mois dernier, «d'analyser plus loin le projet d'infrastructure», a indiqué Mme Beauvais.

L'argent puisé dans l'enveloppe du statut particulier pour des mesures liées à la formation médicale a par ailleurs servi à plusieurs choses, souligne M. Hébert, notamment pour accroître le nombre de stagiaires et de résidents que la région peut accueillir.

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