Chicha: des effets nocifs inquiétants

La chicha pourrait contenir jusqu'à 5000 produits chimiques.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La chicha pourrait contenir jusqu'à 5000 produits chimiques.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le médecin en chef de la Santé publique d'Ottawa, le Dr Isra Levy, s'inquiète des effets nocifs de la chicha, en particulier la chicha à l'herbe qu'il faut, selon lui, réglementer. La fumée secondaire liée à la chicha peut être tout aussi nuisible que la fumée secondaire liée au tabac, a-t-il indiqué lundi, d'autant plus que la chicha pourrait contenir jusqu'à 5000 produits chimiques.

En l'absence d'une loi provinciale à cet effet toutefois, il est difficile de tirer des conclusions fermes. À l'heure actuelle, dans les 12 bars à chicha d'Ottawa, il n'est pas possible de saisir des échantillons de cette substance et de l'analyser en laboratoire. Les propriétaires peuvent exploiter ce genre de bar en toute légalité. Ils ont déclaré aux autorités de la Santé publique que leur produit ne contenait pas de tabac. Or, peu rassuré, le Dr Levy est d'avis contraire.

Les dangers de la chicha sont réels, a-t-il poursuivi. Il est raisonnable de penser que la fumée secondaire de la chicha à herbe pourrait être nocive pour la santé, a-t-il expliqué aux journalistes. Mais jusqu'à nouvel ordre, impossible d'en avoir la certitude. Dans ces circonstances, mieux vaut s'abstenir, estime le Dr Levy.

Dans cette veine, le Conseil de santé d'Ottawa a envoyé une lettre au ministre de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario, Dr Eric Hoskins. Il y propose d'élargir la portée de la Loi favorisant un Ontario sans fumée pour y ajouter les substances combustibles autres que les produits du tabac telle que la chicha.

Dès le 1er janvier 2016, en vertu de nouvelles mesures législatives, il sera interdit de vendre des cigarettes électroniques aux jeunes de moins de 19 ans de même que les pièces qui les composent tels que les atomiseurs et les liquides. Tout comme le tabac, l'usage des cigarettes électroniques sera interdit dans les lieux publics, sur les terrasses, les terrains de sport publics et dans les restos, par exemple. Or, cette loi préconisant un Ontario sans fumée est restée muette pour ce qui est de l'usage de la chicha dans les lieux publics et le milieu du travail, une lacune que le Dr Levy aimerait corriger. Selon plusieurs experts, la chicha est une porte d'entrée au tabagisme.

À cet effet, une vaste consultation publique sera lancée, suivie d'une proposition pour encadrer l'usage de la chicha à Ottawa au courant de l'année 2016. Si cette proposition franchit toutes les étapes législatives, il faudra huit à 10 mois par la suite pour effectuer les changements qui s'imposent.

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