Cigarettes électroniques: les revendeurs en rogne contre la nouvelle loi

Nicolas Éthier-Gingras et Hani Atallah sont copropriétaires de... (Martin Roy, LeDroit)

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Nicolas Éthier-Gingras et Hani Atallah sont copropriétaires de Cigarette Électronique Gatineau.

Martin Roy, LeDroit

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Un projet de loi adopté récemment par l'Assemblée nationale suscite de la grogne chez les revendeurs de cigarettes électroniques du Québec.

La nouvelle loi impose de nombreuses restrictions à la vente et à la promotion des cigarettes électroniques et des produits qui s'y rattachent. Essentiellement, il s'agit des mêmes restrictions que les produits du tabac, à l'exception que Québec continue de tolérer l'ajout de saveur au produit, pour l'instant.

Nicolas Éthier-Gingras et Hani Atallah, copropriétaires de Cigarette Électronique Gatineau, dans le Vieux-Hull, affirment être les commerçants parmi les moins affectés par les nouvelles mesures. Comme ils ne vendent que des produits liés à la cigarette électronique, les clients qui entrent dans la boutique savent à quoi s'en tenir. Les produits peuvent donc rester bien en vue dans les vitrines et sur les tablettes.

«Il faut juste que ça ne soit pas visible de l'extérieur», résume M. Éthier-Gingras.

Les deux commerçants ont également choisi un petit local. Ils affirment que certains de leurs confrères ont plutôt opté pour des locaux plus grands afin d'installer des lounges d'essai, un peu à la manière des bars de shisha.

Nicolas Éthier-Gingras et Hani Atallah ont pu éviter certains effets de la loi, mais comme les autres commerces du genre, ils ne peuvent faire de promotion ni vendre leurs produits en ligne.

Leurs clients ne peuvent pas non plus essayer les produits avant de les acheter. Pour un investissement de départ d'un minimum de 50$, les deux entrepreneurs estiment qu'il s'agit d'une injustice.

Peu d'études existent pour l'instant sur les effets à long terme du vapotage. Lors de l'adoption de loi, la ministre Lucie Charlebois affirmait que le projet de loi 44 permettrait «au Québec de prendre sa place comme leader mondial dans la lutte contre le tabagisme».

Les copropriétaires de Cigarette Électronique Gatineau prêchent pour leur paroisse et ne s'en cachent pas. Ils reconnaissent d'ailleurs que dans un monde idéal, personne ne fumerait ni ne vapoterait.

«Ne pas avoir le droit de vapoter dans un lieu public, je suis d'accord avec ça. Ne pas vendre de produits à des mineurs, je suis aussi d'accord. On ne le faisait déjà pas», soutient M. Atallah.

Or, pour les deux partenaires d'affaires, la vapoteuse demeure un moyen utile d'arrêter de fumer ou - à tout le moins - une alternative moins nocive. Ils espèrent que les mesures comprises dans la loi 44 n'auront pas l'effet contraire à ce qui est souhaité par les élus provinciaux, c'est-à-dire réduire le nombre de fumeurs.

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