S'occuper de ses patients jusqu'à la fin

Le Dr Jean Bouthillier... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le Dr Jean Bouthillier

Patrick Woodbury, LeDroit

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Pour le Dr Jean Bouthillier, il n'était pas question de laisser en plan les quelque 1600 patients qu'il suit, certains depuis près de quatre décennies. Avant de prendre le chemin officiel de la retraite de la médecine familiale, l'omnipraticien de Gatineau espère bien pouvoir transférer tous ses patients.

Les résidents de longue date de la région ont pas mal tous déjà entendu parler du Dr Bouthillier. Il a bien sûr suivi beaucoup de gens en cabinet, mais il a également pratiqué, jusqu'à il y a quelques années, à l'urgence de l'Hôpital de Hull. D'autres ont eu l'occasion de connaître la joie d'accueillir un bébé sous sa supervision en salle d'accouchement.

L'heure de la retraite de la médecine familiale approche cependant pour le sexagénaire.

«J'aurais pu arrêter dans deux ans, lance-t-il. Mais là, j'avais l'occasion de le faire parce que j'ai des médecins qui me remplacent, et je ne suis pas sûr que ça aurait été le cas dans deux ans.»

Deux médecins fraîchement diplômées ont en effet établi leur pratique au groupe de médecine familiale où oeuvre le Dr Bouthillier, sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes, dans le secteur Hull.

La Dre Isabella Kanaan et la Dre Martin Aurore Nkurunziza ont déjà entamé le suivi d'environ 300 patients chacune. À terme, elles devraient atteindre 500 patients chacune. «Les petites filles», comme les appelle affectueusement le Dr Bouthillier, effectuent aussi de l'hospitalisation, ce qui offre «une certaine sécurité» pour les patients, souligne-t-il.

Pour l'instant, le Dr Bouthillier prévoit continuer à suivre les patients non transférés jusqu'en juillet prochain, pour s'assurer «que le passage se fasse comme il faut». Il effectue en parallèle des recherches afin de trouver, ici et là, des omnipraticiens capables d'accepter de petits groupes de patients.

Il espère bien que tous ses patients pourront avoir un nouveau médecin avant sa retraite définitive, et n'exclut pas la possibilité de pratiquer un peu plus longtemps pour éviter que certains se retrouvent sans suivi.

Il se dit aussi soulagé de savoir que tous les dossiers médicaux sous forme papier - qui ont parfois considérablement épaissi au fil des ans - finiront entre les mains d'autres professionnels au lieu de devoir être confiés à une firme chargée de les conserver.

La fin éventuelle de son travail en cabinet ne signifie pas pour autant qu'il laissera son stéthoscope dans un placard. Il entend notamment poursuivre l'acupuncture médicale, et veut aussi continuer son implication auprès de skieurs du Mont-Tremblant. Des discussions sont également en cours pour qu'il agisse à titre de consultant en recherche auprès de la Clinique de la mémoire de l'Outaouais.

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