La FIQ se bute à une porte fermée

À défaut de pouvoir y entrer, un groupe... (Martin Roy, LeDroit)

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À défaut de pouvoir y entrer, un groupe de syndiqués de la FIQ a manifesté à l'extérieur du bureau, lundi avant-midi.

Martin Roy, LeDroit

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Une vingtaine de syndiqués de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) ont voulu faire une visite surprise au député de Chapleau, Marc Carrière, mais ils se sont butés à une porte fermée et ont dû se contenter d'une conversation par interphone avec son attachée politique.

Le groupe formé d'infirmières, d'infirmières auxiliaires et d'inhalothérapeutes a brièvement manifesté à l'extérieur de l'édifice du boulevard de l'Hôpital abritant le bureau du député Carrière, lundi avant-midi, avant d'y entrer sur le coup de 11h. L'objectif des syndiqués était d'occuper le bureau pendant une heure et de discuter avec le député des négociations en cours dans le secteur de la santé.

La porte-parole régionale de la FIQ, Lyne Plante, a sonné afin de pouvoir entrer dans le bureau, mais une employée l'a informée que M. Carrière n'était pas présent.

L'attachée politique du député, Geneviève Latulippe, a pris le relais à l'interphone en indiquant que M. Carrière était en rencontre à l'extérieur du bureau dans un dossier touchant les affaires municipales, et qu'il prenait la route pour Québec tout de suite après. Elle a suggéré de fixer un rendez-vous à une date ultérieure.

Malgré quelques relances de la part de Lyne Plante pour tenter d'entrer afin de rencontrer quelqu'un, la porte est demeurée fermée, ce qui a soulevé la grogne des syndiqués présents. Ils ont d'ailleurs fait entendre leur mécontentement en frappant au sol avec le bout des bâtons où étaient accrochés des drapeaux de la FIQ.

«Je trouve ça très cavalier de nous laisser à la porte, a réagi Mme Plante. [...] On a proposé plusieurs solutions, et on veut qu'il soit à notre écoute dans le cadre des négociations, parce qu'il est temps que monsieur se prononce pour les professionnels en soins et les citoyens de l'Outaouais pour une qualité de soins.»

Alors que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais anticipe déjà que de nouvelles compressions s'ajouteront, l'an prochain, à celles imposées cette année, la FIQ estime que le réseau régional doit être mieux financé.

«On est mobilisé plus que jamais, a lancé Lyne Plante. Il est temps que tous les ministres et nos députés prennent notre position. [...] Le financement n'est pas adéquat dans la région, et il me semble que les députés et les ministres ne le prennent pas en compte. [...] Nous, on ne travaille pas avec un budget, on travaille avec des humains.»

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