Ottawa pourrait bannir les chichas

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Une douzaine de salons de chicha existent à Ottawa.

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À l'instar de Toronto, la Ville d'Ottawa pourrait emboîter le pas et bannir les chichas de ses restaurants et de ses bars.

Alors que tous les yeux étaient rivés sur Rideau Hall mercredi, le conseil municipal de la Ville Reine a adopté en grande majorité cette nouvelle mesure empêchant, dès le printemps prochain, l'utilisation de cette pipe à eau avec laquelle on fume du tabac aromatisé. À Ottawa, le maire Jim Watson se dit favorable à une telle réglementation.

«J'appuierais une telle politique parce que nous croyons que la majorité des salons à chicha permettent aux gens de fumer du tabac (ce qui est contre la loi) et même s'il s'agit d'un produit à base de plantes, ils exposent les autres à la fumée secondaire», a-t-il déclaré.

Voilà le nerf de la guerre.

Les substances végétales pouvant être inhalées grâce au narguilé originaire du Moyen-Orient ne sont pas assujetties à la loi sans fumée de l'Ontario.

«Il est difficile de savoir si c'est du tabac ou un produit végétal qui est fumé. Si un fumeur prétend qu'il s'agit du deuxième, c'est très difficile et coûteux de mettre au défi son affirmation. L'application des règles est difficile», soutient Sherry Nigro, gestionnaire de la promotion de la santé et de la prévention des maladies à Santé publique Ottawa (SPO).

À cet effet, la SPO a envoyé une lettre jeudi au ministre de la Santé, Eric Hoskins, demandant à la province de l'Ontario de modifier la loi pour y inclure «toute substance combustible, incluant la marijuana et l'utilisation des pipes à eau».

«Les nouvelles recherches démontrent que l'utilisation des chichas est nocive, toxique et même cancérigène. Il y a autant de monoxyde de carbone - sinon plus - que dans une cigarette», s'inquiète Mme Nigro.

Pourtant, la popularité des pipes à eau est en pleine effervescence. Selon la gestionnaire, 50% des jeunes âgés entre 18 et 24 ans ont déjà utilisé une chicha. Environ 20% des élèves du secondaire l'auraient également essayé.

«De plus en plus, on présente le tout sous un jour séduisant. C'est glamour de fumer ainsi et on semble croire que c'est moins mauvais que la cigarette. Il s'agit toutefois d'une perception erronée.»

Si environ 70 salons de chicha sont actuellement ouverts à Toronto, seulement une douzaine de commerces du genre existent à Ottawa.

Néanmoins, selon un sondage préparé par la SPO, 75% des répondants appuient ou sont neutres quant à la réglementation des pipes à eau.

«Notre communauté est prête pour ce changement», insiste Mme Nigro.

En 2012, Ottawa a banni les chichas dans certaines installations publiques comme les parcs et les centres récréatifs.

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