Le CISSSO n'est pas sorti du bois

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Le pdg Jean Hébert et son équipe vont évaluer dans les prochaines semaines l'effort budgétaire qui sera demandé au CISSSO.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le conseil d'administration nouvellement formé du CISSSO s'est réuni pour une première fois depuis sa création, jeudi soir. Ses membres ont été à même de prendre la pleine mesure des défis auxquels fait face le réseau de la santé en Outaouais.

Comme prévu, le directeur des finances Stéphane Pleau a confirmé que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) se dirige vers un déficit de 8 millions $ pour l'année en cours.

Seulement 24 des 32 millions $ en compressions exigées par Québec ont été réalisées.

En plus de traîner ce déficit, tout porte à croire que le CISSSO fera face à plus de compressions l'an prochain. La Presse révélait au début octobre que des coupures de 700 millions sont prévues dans l'ensemble du réseau québécois pour l'année 2016-2017.

Le président-directeur général Jean Hébert et son équipe vont évaluer dans les prochaines semaines l'effort budgétaire qui leur sera demandé.

«Comme gestionnaire on doit faire une hypothèse, a-t-il commenté. On va estimer un montant, rapidement, sur lequel on va commencer à travailler pour pouvoir rencontrer nos objectifs d'équilibre budgétaire.»

Québec a majoré d'un peu plus de 1% le budget du ministère de la Santé l'an dernier.

Malgré tout, M. Hébert maintient que le CISSSO est «sous-performant» à plusieurs égards.

«Il y a des secteurs d'activités où on n'est pas compétitif, où on a encore des gains à faire. On va d'abord s'attaquer à être performant, après on se posera la question s'il nous manque de l'argent», a-t-il répondu à savoir s'il croyait à un sous-financement chronique en Outaouais.

Craintes dans la Petite-Nation

Les compressions ne devraient toutefois pas nuire au projet d'urgence du CLSC de Saint-André-Avellin promis par le député provincial Alexandre Iracà.

Face à l'incertitude entourant l'avenir des services de santé au CLSC, un groupe de citoyens de Saint-André-Avellin a formé un comité de sauvegarde en septembre.

Deux de ses membres ont déposé au conseil d'administration du CISSSO une pétition de 7200 signatures. M. Hébert s'est fait rassurant. «On n'a jamais remis en question la pertinence du service ambulatoire de la Petite-Nation. C'est un service de proximité», a-t-il martelé.

La promesse du député Iracà vise à augmenter de 40 à 84 les heures d'ouverture. Avant d'aller de l'avant, le CISSSO doit obtenir le nouveau cadre de gestion des Groupes de médecines familiales de Québec, dont la date de dépôt n'a pas été fixée.

Par ailleurs, des syndiqués du Front commun se sont présentés devant le nouveau c.a. pour le «sensibiliser» quant aux conséquences sur le climat de travail d'un éventuel recours à une loi spéciale pour régler le conflit de travail qui perdure entre les employés de l'État et le gouvernement du Québec.

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