Le CISSSO coupe les vivres au RADAT

Le RADAT héberge des hommes alcooliques et toxicomanes.... (Archives, La Presse)

Agrandir

Le RADAT héberge des hommes alcooliques et toxicomanes.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les hommes marginalisés de l'Outaouais perdent une adresse où se réfugier. La Ressource d'aide et de dépannage pour alcooliques et toxicomanes de Luskville (RADAT) ferme ses portes à la fin du mois.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a annoncé jeudi qu'il met fin à la reconnaissance et au financement de l'organisme communautaire. Sa subvention était de 93 000$ par année.

La directrice et fondatrice de l'organisme, Louise Séguin, confie que l'ambiance est morose chez les résidents. Seize personnes devront trouver un autre toit. La directrice des services multidisciplinaires du CISSSO, Julie Bonneville, admet que les ressources dans le réseau public sont rares. Certains résidents ont tout simplement choisi de se reloger chez de la famille où des amis.

«D'ici au 31 octobre, l'ensemble d'entre eux sera relocalisé», promet-elle.

Mais pour certains, le mal est déjà fait.

«Certains ont déjà fait une rechute. D'autres paniquent parce qu'ils savent qu'on va fermer», dit Mme Séguin.

Le CISSSO coupe les liens avec l'organisme parce qu'il s'est éloigné de sa mission au fil des ans. Mme Bonneville explique que le RADAT n'était plus un refuge temporaire. Certaines personnes y logeaient durant plusieurs mois, voir plusieurs années.

L'organisme, qui compte deux employés, était aussi incapable de se conformer au processus de reddition de comptes du CISSSO, comme produire à temps un rapport annuel.

Mme Séguin, aujourd'hui âgée de 68 ans, a fondé la RADAT il y a 23 ans, dans le but de permettre à des hommes en situation précaire de «planter des racines».

Des hommes souvent seuls au monde que leur famille - femme et enfants - a fui, et dont les chances de rechute sont élevées s'ils quittent trop tôt «leur maison» de Luskville.

«Les gars aiment ça ici, à la campagne», ajoute-t-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer