Québec étend le champ de pratique des infirmières

Les infirmières pourront accomplir certains actes jusqu'à maintenant... (Archives, La Presse)

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Les infirmières pourront accomplir certains actes jusqu'à maintenant réservés aux médecins, comme de prescrire des contraceptifs ou des médicaments destinés à guérir des infections transmises sexuellement ou par le sang.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne

Le champ de pratique des infirmières sera étendu à compter de janvier prochain.

Elles pourront dès lors accomplir certains actes jusqu'à maintenant réservés aux médecins, comme de prescrire des contraceptifs ou des médicaments destinés à guérir des infections transmises sexuellement ou par le sang.

Les nouveaux pouvoirs octroyés aux infirmières ont fait l'objet d'une annonce, mercredi, par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a dit vouloir pousser encore plus loin l'autonomie des infirmières, dans un contexte d'interdisciplinarité croissante du milieu médical.

Le ministre n'a cependant pas dit dans quelle mesure ces nouvelles responsabilités se traduiraient par un chèque dans la poche des infirmières, alors que se poursuivent les négociations sur le renouvellement de leurs conventions collectives précisant leurs conditions de travail et leur rémunération future.

Chose certaine, les nouveaux actes autorisés vont avoir pour effet d'offrir plus de services aux patients, de faciliter l'accès et de diminuer l'attente, le tout à moindre coût, a observé le ministre.

Le salaire d'une infirmière n'a rien à voir avec les honoraires d'un médecin.

Pour augmenter l'accès aux soins de santé, dans un contexte de compressions budgétaires, le gouvernement doit faire les choses autrement, a expliqué le ministre. «Pour contrôler la croissance des coûts, on n'a pas le choix de distribuer le travail entre les différents professionnels», a commenté le ministre Barrette.

La brèche pourrait avoir des suites: «le rôle des infirmières doit augmenter» encore plus à l'avenir, a-t-il ajouté.

À court terme, les infirmières pourront également prescrire des analyses de laboratoire, des médicaments pour le traitement des plaies ou d'autres pour cesser de fumer.

Une femme enceinte pourra aussi aller voir l'infirmière, plutôt que le médecin, pour traiter ses problèmes de nausées.

Les changements annoncés ont été consignés dans un règlement adopté mercredi par le conseil des ministres.

L'annonce a été faite en présence du Collège des médecins et de l'Ordre des infirmières, dans le cadre d'une conférence de presse. La présidente de l'ordre, Lucie Tremblay, a parlé «d'un gain majeur pour la population».

«Il faut célébrer aujourd'hui ce qu'on nous annonce. Il y a une accessibilité accrue qui est gagnée grâce à ce règlement-là», a commenté Mme Tremblay, en soutenant que les compétences des infirmières étaient en général «nettement sous-utilisées» dans le réseau.

La question de l'accroissement des pouvoirs des infirmières est au coeur des revendications de ces dernières depuis des années. Traditionnellement, les infirmières se butaient à la résistance farouche des médecins. Mais cette époque des «silos professionnels» est révolue, a assuré le ministre.

Par ailleurs, Québec a créé par règlement six nouvelles spécialités médicales: l'endocrinologie de la reproduction et de l'infertilité, la géronto-psychiatrie, la médecine interne générale, la pédiatrie du développement, la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et la psychiatrie légale. Ces spécialités médicales s'accompagneront d'une formation spécifique.

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