Plus de 2000 cas «inacceptables» dénoncés à la FIQ

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La porte-parole régionale de la FIQ en Outaouais, Lyne Plante

Martin Roy, Archives LeDroit

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Plus de 2000 plaintes ont été enregistrées par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) durant la période de mise en service de la ligne de dénonciation 1-844-FIQ-AIDE.

C'est ce qui ressort du bilan dévoilé mardi matin par la porte-parole régionale de la FIQ en Outaouais, Lyne Plante.

Au total, 2136 patients, proches de bénéficiaires et professionnels de la santé ont contacté la FIQ, du 24 août au 11 septembre, par l'entremise de la ligne téléphonique et de la boîte à courriels créées afin que les gens puissent rapporter les «situations jugées inacceptables» dans le réseau de la santé du Québec.

Sur le total des plaintes reçues, 42% d'entre elles concernaient des problèmes d'accessibilité aux soins.

De plus, 16% des cas de dénonciation portaient sur des situations en lien avec la sécurité et la qualité des soins. Un total de 26% de ces dénonciations ont été faites par des professionnels de la santé.

D'après le rapport de la FIQ, 12% des cas rapportés étaient en lien avec les impacts négatifs du projet de Loi 10 du ministre Gaétan Barrette et des compressions dans le secteur de la santé. De ces plaintes, 60% ont été faites par des professionnels en soins.

Ces chiffres tiennent compte de l'ensemble des appels et courriels logés à travers l'ensemble de la Belle Province. Les statistiques pour la région de l'Outaouais ne seront pas divulguées afin de respecter la confidentialité des plaignants et des témoignages, a indiqué Mme Plante, mardi.

«Plusieurs (employés) ont peur de représailles ou qu'on reconnaisse leurs proches. Il y a en grande partie ça et l'accessibilité aux soins. C'est surtout ce qui est ressorti de la ligne et des 2136 témoignages qu'on a eus», a indiqué la porte-parole régionale.

En marge du dévoilement des résultats, les syndicats d'infirmières ont d'ailleurs annoncé qu'ils réclamaient désormais une enquête auprès du vérificateur général du Québec afin de faire la lumière sur ce qu'ils qualifient de «loi du silence» qui a cours dans le réseau.

La FIQ suggère également au gouvernement de mettre sur pied sa propre ligne de dénonciation.

La ligne 1-844-FIQ-AIDE était en service 24 heures par jour, sept jours par semaine, sans frais et en toute confidentialité.

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