Alexandre Iracà se fait rassurant

«La réalité, c'est qu'on travaille d'arrache-pied à mon... (Benoit Sabourin, Archives LeDroit)

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«La réalité, c'est qu'on travaille d'arrache-pied à mon bureau et au CISSSO pour faire en sorte que l'urgence soit ouverte sept jours sur sept à Saint-André-Avellin le plus tôt possible», a indiqué le député de Papineau, Alexandre Iracà.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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Alors que les rumeurs de coupes de services au CLSC Petite-Nation circulent abondamment depuis quelques semaines et que la mobilisation citoyenne s'organise, le député de Papineau, Alexandre Iracà, se fait rassurant sur l'avenir des soins de santé offerts à Saint-André-Avellin.

«Avant qu'on ferme le CLSC de Saint-André-Avellin, il faudra me piler sur le corps et sur celui du pdg du CISSSO», a affirmé sans détour au Droit le député de Papineau lorsque questionné sur la possible fermeture de l'établissement.

Invité hier à réagir à la pétition mise en ligne vendredi par le comité Santé Petite-Nation et intitulée «Sauvons le laboratoire et l'urgence du CLSC Petite-Nation», M. Iracà a mentionné en entrevue que les récentes rumeurs de démissions de médecins sont le résultant d'une campagne de fausse information.

«Des environnements de travail où tout fonctionne à merveille, ça n'existe pas, peste le député en lien avec la réorganisation qui a cours en ce moment dans le milieu de la santé. C'est normal qu'il y ait des pourparlers et qu'il y ait des divergences d'opinion, mais il n'est pas question de démission ici. Là, on parle d'un canular qui a été inventé de A à Z.»

La pétition chapeautée par un regroupement formé de citoyens, d'anciens employés et d'échevins de Saint-André-Avellin avait déjà récolté plus de 520 signatures au moment de mettre sous presse, en fin de journée hier.

M. Iracà assure que tout est mis en oeuvre afin d'offrir davantage de services dans cette portion de l'Outaouais.

«La réalité, c'est qu'on travaille d'arrache-pied à mon bureau et au CISSSO pour faire en sorte que l'urgence soit ouverte sept jours sur sept à Saint-André-Avellin le plus tôt possible», indique M. Iracà, faisant ainsi référence à sa promesse électorale.

Une délégation du CISSSO sera d'ailleurs présente ce vendredi à Montréal pour le Salon emploi de la santé et des services sociaux afin de recruter nouveaux médecins en Outaouais. «Le cas de Saint-André-Avellin fait partie des priorités», souligne le député de Papineau.

Laboratoire sous la loupe

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), on assure qu'aucun avis de démission de médecin n'a été enregistré récemment. La mesure initialement prévue et qui visait à fermer le laboratoire d'analyse le 1er septembre dernier a été mise sur la glace afin que d'autres options soient étudiées. Parmi les possibilités sur la table, certaines analyses plus poussées pourraient par exemple être réalisées à Buckingham.

«Des discussions constructives sont en cours avec les médecins et autres professionnels à ce sujet-là», a indiqué la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté, ne niant pas au passage que ce dossier a créé un certain «mécontentement» dans le camp des médecins.

Par ailleurs, le CISSSO confirme avoir récemment relocalisé ailleurs en Outaouais quatre employés qui avaient été attitrés au CLCS de Saint-André-Avellin. Ces transferts de ressource n'auront pas cependant pas d'impact sur la qualité des soins, assure Mme Côté. «On va simplement offrir le service différemment.»

bsabourin@ledroit.com

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