Moins de services pour les élèves allergiques

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La formation offerte au personnel des écoles sur l'utilisation des auto-injecteurs a été maintenue, affirme le CISSSO.

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La quête de l'optimisation des ressources dans le réseau de la santé a sonné le glas des entretiens téléphoniques avec une infirmière en milieu scolaire qui étaient systématiquement offerts, en marge de la rentrée scolaire, aux parents d'enfants souffrant d'allergies sévères fréquentant les écoles des secteurs Gatineau, Hull et Aylmer.

Pas plus tard que l'an dernier, les infirmières du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) oeuvrant auprès de la clientèle scolaire effectuaient des appels auprès des parents des élèves concernés afin de leur expliquer les détails du protocole d'intervention en place en cas de réaction allergique survenant à l'école. Ce service a été aboli, cette année, pour les écoles se situant sur le territoire de l'ancien Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau, qui couvre les secteurs Gatineau, Hull et Aylmer. À l'heure actuelle, 14 infirmières sont responsables d'une clientèle scolaire comptant quelque 20000 élèves sur ce territoire urbain.

«On s'est inspiré de ce qui s'est fait à Laval et Saint-Jérôme il y a quatre ou cinq ans, parce que les téléphones prenaient énormément de temps», a indiqué la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté. La charge de travail augmentait aussi, puisque le nombre d'infirmières affectées aux écoles est demeuré inchangé alors que le nombre d'élèves dans la région s'est accru, a fait valoir Mme Côté.

Les mêmes changements risquent de s'étendre aux territoires des quatre autres anciens CSSS de la région, le tout dans un objectif d'«harmonisation des pratiques», a indiqué la porte-parole du CISSSO.

Des mécontents

D'autres changements touchent également la gestion des fiches de santé des enfants allergiques. Auparavant, les infirmières en milieu scolaire s'occupaient, par exemple, de consulter et de distribuer les fiches afin que tous les intervenants en aient une copie à leur disposition, dans les locaux appropriés.

Cette tâche a été confiée aux écoles. Le président du Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais, Pierre Provençal, s'inquiète de voir de telles responsabilités atterrir entre les mains de secrétaires ou d'autres membres du personnel.

«Si ça revient à la secrétaire de l'école de gérer tout ça, ça lui ajoute des tâches, mais il y a aussi des risques d'erreurs, dit-il. Une secrétaire n'est pas une infirmière, elle n'a pas la formation pour ça.»

La représentante locale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Lyne Plante, note que ses membres oeuvrant en milieu scolaire se concentrent maintenant «presque» uniquement sur la vaccination. «Il y a moins de prévention, par exemple, et au secondaire, il y a moins d'enseignement à propos des infections transmissibles sexuellement et par le sang», déplore Mme Plante.

Le CISSSO affirme de son côté que les infirmières en milieu scolaire continuent d'effectuer des tâches liées à la sensibilisation, et souligne que la formation offerte au personnel des écoles sur l'utilisation des auto-injecteurs a été maintenue.

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