Le départ de pédopsychiatres prend le CISSSO au dépourvu

L'hôpital psychiatrique Pierre-Janet.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'hôpital psychiatrique Pierre-Janet.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le départ annoncé de six de neuf pédopsychiatres oeuvrant au Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ) a pris au dépourvu les dirigeants du réseau de la santé, qui en profiteront toutefois pour procéder à une restructuration de l'offre de services.

Le directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), le Dr Guy Morissette, reconnaît que cette vague de départs a pris l'organisation «au dépourvu», mais souligne que ce n'est pas la première fois que le réseau doit conjuguer avec une telle situation dans une spécialité.

«Ça vient challenger l'organisation, admet le Dr Morissette. [...] Mais en même temps, avec toute la réflexion qui a entourée l'intégration du CHPJ à l'ancien Centre de santé et de services sociaux de Gatineau et maintenant avec le CISSSO, il y avait une évolution qu'on voulait opérer dans l'offre de services, en particulier en pédopsychiatrie.»

Les six postes de pédopsychiatres qui deviendront vacants au cours des prochains mois - en raison notamment de départs à la retraite ou vers d'autres régions - demeureront disponibles, assure le Dr Morissette. «Mais je serais énormément surpris que du jour au lendemain, il y ait six pédopsychiatres qui s'en viennent chez nous», dit-il.

Le CISSSO doit maintenant établir les paramètres de la réorganisation des soins qu'il souhaite mettre en place en pédopsychiatrie. Cela se fera entre autres en revoyant le rôle de chaque professionnel au sein des équipes traitantes, et en essayant de mettre davantage à contribution les médecins de famille des patients qui en ont un.

«Nous, la première préoccupation qu'on a, c'est de maintenir et d'améliorer le service», affirme le Dr Morissette.

La cible pour l'obtention d'une première consultation avec un pédopsychiatre est de 60 jours, un objectif qui est actuellement respecté selon le Dr Morissette. Le CISSSO «a la prétention de dire» que cette cible continuera d'être respectée après le départ des six pédopsychiatres démissionnaires.

Les neuf pédopsychiatres de l'équipe actuelle du CHPJ représentaient l'équivalent de 5,4 médecins à temps complet. Les trois spécialistes qui restent en poste cumulent l'équivalent de 1,8 médecin à temps complet en ce moment, mais il peuvent choisir en tout temps de modifier leur charge de travail, précise le Dr Morissette.

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