Barrière linguistique pour l'accès aux psychiatres

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Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Healthcare Management Forum révèle qu'un patient franco-ontarien a trois fois moins de chance qu'un patient anglophone ou allophone d'avoir un contact quotidien avec un psychiatre pendant les trois premiers jours suivant son admission dans un service psychiatrique.

C'est la conclusion à laquelle viennent DrRaymond Tempier, de l'Institut de recherche de l'Hôpital Montfort, John P. Hirdes, de l'Université de Waterloo, et El Mostafa Bouattane, de l'Hôpital Montfort.

L'étude, qui s'est penchée sur près de 270000 évaluations d'admission pour des soins de santé mentale prodigués en sol ontarien de 2005 à 2013, semble démontrer qu'il existe pour les francophones de la province une importante barrière linguistique à l'obtention de services spécifiques et hautement spécialisés en santé mentale - une barrière qui ne s'explique pas par des différences régionales, précise-t-on dans le document.

Les auteurs de l'étude préviennent toutefois qu'il faut interpréter avec prudence les résultats puisque certains francophones pourraient avoir été comptabilisés comme anglophones parce qu'ils étaient à l'aise en anglais. D'autres patients francophones peuvent aussi avoir choisi d'obtenir des services en anglais en raison du faible nombre de psychiatres bilingues disponibles.

De futures recherches devraient permettre de déterminer si ces résultats reflètent les effets d'autres facteurs culturels ou socio-économiques associés aux communautés francophones ou si une barrière de la langue est le facteur explicatif clé pour les constatations.

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