Le silence des élus libéraux choque

Le président du groupe Santé Outaouais 2020 Gilbert... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le président du groupe Santé Outaouais 2020 Gilbert Langelier demande aux élus provinciaux de l'Outaouais de prendre des engagements formels pour améliorer les services de soins de santé.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le groupe Santé Outaouais 2020 déplore « le silence » des députés régionaux au sujet de la pénurie de médecins de famille.

« On a l'impression que parce qu'ils sont élus facilement à chaque élection avec de bonnes majorités, c'est comme si ça les dispensait de faire les efforts nécessaires pour répondre aux besoins de la population, notamment du côté de la santé », dénonce le président du groupe, Gilbert Langelier.

Dans son édition d'hier, LeDroit rapportait que seuls 16 des 33 postes d'omnipraticiens autorisés cette année dans la région ont été pourvus jusqu'à présent. De l'aveu même du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), les chances sont ainsi bien minces que tous les postes disponibles en 2015 trouvent preneurs.

« On trouve ça très inquiétant, parce que finalement, avec les départs, c'est le statu quo par rapport au nombre de médecins omnipraticiens, alors qu'il nous en manque toujours autour d'une centaine dans la région, a réagi Gilbert Langelier. [...] Alors on voit mal comme l'objectif d'avoir un médecin de famille pour 85 % de la population d'ici la fin 2017 va pouvoir être atteint dans la région. Le CISSSO semble vouloir faire une enquête pour comprendre le problème de recrutement, mais on se demande pourquoi ça n'a pas été fait avant. Le recrutement a toujours été difficile, donc ça aurait dû être un signal que quelque chose ne fonctionnait pas. »

Le président de Santé Outaouais 2020 se dit également « inquiet du silence des députés et de la ministre de la région ».

« Il me semble que si une autre région comparable à l'Outaouais était dans ce genre de situation de pénurie de médecins, [les élus] feraient plus d'efforts et prendraient publiquement des engagements, notamment pour avoir un plan précis pour créer la faculté satellite de médecine, estime M. Langelier. [...] Ce n'est pas parce qu'ils sont élus facilement qu'ils ne sont pas redevables auprès de la population des problèmes qui existent dans la région. »

Un certain espoir repose toutefois sur la « mobilisation du corps médical » pour la création de supercliniques et de groupes de médecine familiale réseau dans la région, souligne Gilbert Langelier. « Ce serait une mesure vraiment importante pour la région, parce que les gens qui n'ont pas de médecin de famille qui ont un problème de santé mineur se retrouvent à l'urgence ou en Ontario, alors que ces cas-là pourraient être traités par les supercliniques », indique-t-il.

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