Drogue, alcool et festival ne font pas bon ménage

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Publiées le 25 juin dernier, les recommandations visent par exemple à assurer que les festivaliers ont des espaces sécuritaires - à l'écart de la foule - pour permettre aux gens de récupérer.

Etienne Ranger, LeDroit

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Festival. Alcool. Drogue. Danger. Décès.

Les organisateurs des festivals de musique canadiens ont désormais de premières pistes pour contrer le nombre de méfaits liés aux substances illicites et à l'alcool lors de leurs rendez-vous extérieurs. Un rapport préparé par le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, dévoilé en juin, propose diverses pistes d'intervention pour « prévenir au lieu de réagir. »

« L'objectif est d'améliorer la sécurité et le plaisir des festivaliers et, finalement, sauver des vies », signale Matthew Young, l'un des auteurs du rapport et professeur auxiliaire de recherche à l'Université Carleton.

L'été dernier, au moins cinq jeunes adultes ont perdu la vie, dont une jeune femme de 19 ans à Ottawa, alors qu'ils assistaient à des festivals de musique au pays. Des centaines d'autres ont été hospitalisées au pays à la suite d'une surconsommation.

C'est justement à la suite de ces événements que plusieurs intervenants du milieu (promoteurs, policiers, professionnels de la santé et de la promotion de la santé) se sont rencontrés, en janvier dernier, pour formuler des recommandations en vue de la saison de festivals 2015.

« Il y a de bonnes initiatives. On y met en évidence des mesures proactives pour prévenir au lieu de réagir. Au bout du compte, nous voulons que les festivaliers rentrent à la maison à la fin de la journée », commente à son tour Christina Walker, infirmière à Santé publique Ottawa.

Publiées le 25 juin dernier, les recommandations visent par exemple à assurer que les festivaliers ont des espaces sécuritaires - à l'écart de la foule - pour permettre aux gens de récupérer. La mise au point d'une intervention médicale optimale est aussi souhaitée avec une formation améliorée des intervenants. Une meilleure diffusion des dangers de la consommation de substances lors de festivals, ainsi que la création d'un cadre national afin de rehausser les mesures de sécurité employées, retiennent aussi l'attention.

« Nous croyons qu'il est important de diffuser l'information avant la tenue des festivals, estime Mme Walker. À ce sujet, nous avons six messages clés : éviter le mélange de drogues et d'alcool; s'assurer de rester avec un groupe d'amis; prévoir sa soirée, notamment le nombre de consommations; s'hydrater; manger et finalement planifier son retour à la maison en avance. »

La création de groupe de travail est en cours pour appuyer la réalisation des différentes priorités qui se dégagent du rapport du mois dernier. On veut ainsi faciliter l'adoption, par les responsables de festivals de musique, de politiques et de pratiques visant à réduire les méfaits liés à la consommation de substances.

« Localement, nous sommes prêts à explorer ces mesures et trouver les moyens de les implémenter », résume Mme Walker.

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