Des compressions dénoncées

Amputer de 32 millions$ le budget régional alloué... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Amputer de 32 millions$ le budget régional alloué à la santé équivaut à «détruire un réseau» qui s'est bâti peu à peu au fil des ans, estime Lyne Plante, représentante locale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Amputer de 32 millions$ le budget régional alloué à la santé équivaut à «détruire un réseau» qui s'est bâti peu à peu au fil des ans, estime Lyne Plante, représentante locale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Au cours des dernières semaines, les syndiqués du réseau de la santé ont dénoncé, à de multiples reprises, les conséquences anticipées des compressions prévues au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

Interrogé à savoir s'il juge les craintes des syndicats légitimes, le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, a répondu hier qu'il estime que les deux parties travaillent avec le même objectif. «Je pense qu'on a certainement un objectif commun, c'est de mettre notre clientèle en avant et de s'assurer qu'on donne les meilleurs soins et les meilleurs services à notre clientèle», a-t-il mentionné.

Lyne Plante, qui représente les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'ancien Centre de santé et de services sociaux de Gatineau, est loin de partager l'avis du grand patron du réseau de la santé en Outaouais.

«Il dit qu'il va essayer de préserver les soins de qualité, mais il faut plus qu'essayer de les préserver, il faut les garder, a réagi Mme Plante. [...] On est en train de détruire un réseau de santé que ça nous a pris 50 ans à bâtir. Il dit qu'il faut travailler et donner les soins différemment, mais pour un patient qui est dans un lit, il n'y a pas 56 façons de donner des soins. C'est bien beau d'étudier tous les temps et les mouvements, mais si on a cinq minutes pour un pansement et que le patient décompense et a besoin d'écoute, ça se peut que ça prenne 30 minutes.»

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, Josée McMillan, affirme que les compressions annoncées hier pour le réseau de la santé de l'Outaouais toucheront directement la population, tout en alourdissant les tâches des membres du personnel.

«Dans les prochains mois, ce ne sera pas trop rose», estime Mme McMillan.

Jmercier@ledroit.com

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