Une «super infirmière» à Chénéville

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Le modèle de la clinique de proximité permettra de désengorger les urgences, selon la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

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La Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN) pourrait bien devenir la deuxième clinique de proximité de la Belle Province - et la première du genre en milieu rural.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a annoncé jeudi qu'elle octroyait une subvention de 75000$ à l'établissement situé à Chénéville afin de lui permettre de recruter une infirmière praticienne spécialisée (IPS).

«Tout est ficelé et nous pouvons maintenant partir avec nos bâtons de pèlerins et faire du recrutement», a lancé la présidente de la CSNPN, Lise Villeneuve, lors de la conférence de presse.

Ouverte depuis février dernier, la coopérative aménagée dans l'ancien couvent du village offre des soins non assurés tels que les prélèvements sanguins, la kinésithérapie, la massothérapie, l'acupuncture et les soins des pieds.

Grâce à la subvention annoncée par la FIQ, la CSNPN tentera maintenant d'attirer une «super infirmière» qui pourra dispenser des soins de première ligne aux patients atteints de problèmes de santé chroniques et courants, sans nécessiter de présence physique de médecin sur les lieux.

Le financement de 75000$ permettra d'offrir ce type de service à raison de trois jours par semaine durant 12 mois. «On espère pouvoir démarrer à l'automne. On se donne l'été pour trouver notre professionnel», a mentionné Mme Villeneuve.

Désengorger les urgences

Un premier projet du genre, aussi subventionné par la FIQ, a été mis sur pied en octobre dernier dans la Vieille Capitale.

Lors des quatre premiers mois et demi d'opération de la clinique de proximité de la Coopérative SABSA, à Québec, plus de 1000 patients ont été vus par la «super infirmière» de l'endroit. Sur la totalité des dossiers traités, moins de cinq cas seulement ont été référés aux urgences ou à un médecin partenaire, fait remarquer la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

Tout comme à Québec, la clinique de Chénéville servira de projet pilote et sera surveillée par le milieu universitaire. Les données amassées seront transmises au gouvernement. La FIQ espère ainsi convaincre le ministère de la Santé de la pertinence d'un tel modèle.

Selon Mme Laurent, le modèle de la clinique de proximité pourrait permettre de désengorger les urgences et d'améliorer le rendement du système de santé.

«Ce n'est pas vrai qu'une personne qui a une maladie chronique - ou un enfant qui fait une otite - a besoin de voir un médecin. Une infirmière praticienne peut voir que l'enfant fait une otite, prescrire les antibiotiques et c'est terminé. Pourquoi est-ce qu'on enverrait cet enfant et ses parents passer 12 heures à l'urgence? Ç'a n'a pas de sens et ce n'est pas performant pour un réseau quand quelqu'un occupe une salle d'urgence pour un cas mineur comme ça», soutient Mme Laurent.

En plus de recruter une IPS, la coopérative devra également s'assurer qu'il y a des médecins-partenaires pour l'accompagner.

À noter qu'outre l'enveloppe de 75000$ garantie par la FIQ, la CSNPN a aussi reçu la confirmation d'un montant de 26000$ provenant du Pacte rural de la MRC Papineau. Cet argent servira à payer le salaire du poste de secrétaire médical affilié à l'infirmière praticienne spécialisée.

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