Des psychologues sonnent l'alarme

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Quelques dizaines de professionnels ont manifesté sous le thème «sans psychologues dans le réseau public, c'est un aller simple assuré pour l'urgence», jeudi midi, devant le centre de réadaptation La RessourSe, dans le secteur Hull.

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Les compressions dans le système de santé du Québec auront inévitablement une incidence sur le nombre de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale qui se retrouvent dans les salles d'urgence, ont dénoncé hier des psychologues du réseau public de la région.

Quelques dizaines de professionnels ont manifesté sous le thème «sans psychologues dans le réseau public, c'est un aller simple assuré pour l'urgence», jeudi midi, devant le centre de réadaptation La RessourSe, dans le secteur Hull.

«Ce qui nous inquiète, avec les coupures annoncées dans nos différents sites, c'est vraiment l'accessibilité aux services pour notre clientèle, a indiqué Céline Richer, neuropsychologue au Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ). Même avant ces coupures-là, on peut dire que l'élastique était déjà pas mal étiré, donc là on voit difficilement comment on va être capable d'offrir des services de qualité et de s'assurer que les personnes les plus vulnérables soient capables aussi d'avoir accès à des services, qu'ils n'aient pas à se tourner vers le privé pour voir un psychologue, parce qu'il ne faut pas se mentir, ce sont de services qui coûtent cher.»

Sa collègue Frédérique Michaud ajoute qu'à l'heure actuelle, l'attente pour voir un psychologue dans le réseau public peut parfois atteindre un an, voire même deux ans dans certains cas.

«On s'inquiète pour la condition de santé mentale de ces gens-là s'ils ne reçoivent pas d'aide, parce que nécessairement, il y a des chances que leur état se détériore et qu'on se retrouve avec des patients encore plus malades au moment où on va être capable de leur donner des services», a mentionné Céline Richer.

Du public au privé

Les psychologues dénoncent également l'abolition, en mars dernier, d'une prime de rétention de 9,6% qui était consentie à ceux oeuvrant à temps plein dans le réseau public.

«Il y a des risques qu'il y ait des psychologues qui quittent le réseau public pour se tourner vers le privé, parce que les conditions se détériorent et les exigences sont de plus en plus grandes, estime Mme Richer. Encore là, c'est le patient qui sera perdant.»

Le président local de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, André Gaudreau, déplore que le gouvernement ait décidé, «de manière unilatérale», d'abolir la prime que touchaient les psychologues du public. «Ça met en péril l'attrait et la rétention, parce que beaucoup de psychologues étaient revenus dans le secteur public justement parce qu'il y avait cet attrait supplémentaire», a-t-il affirmé.

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