Recours à la contention plus élevé à Ottawa et dans l'Est ontarien

Le recours à la contention est plus fréquent pour les patients des... (PHOTO: FRANÇOIS ROY, LA PRESSE)

Agrandir

PHOTO: FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le recours à la contention est plus fréquent pour les patients des établissements de soins de longue durée de la région de Champlain, qui englobe Ottawa et l'Est ontarien, qu'ailleurs en province.

Selon de nouveaux indicateurs rendus publics mercredi par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), des mesures de contention ont été utilisées quotidiennement pour 13,8% des patients en soins de longue durée sur le territoire du Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) Champlain en 2013-2014. La moyenne ontarienne se situait à 8,9%, tandis qu'à l'échelle du pays, le taux de contention s'établissait à 9,6%.

Selon l'ICIS, «des études révèlent que la contention peut causer des blessures et des chutes ainsi qu'accroître la confusion et l'agitation», de sorte que «le recours à la contention en soins de longue durée n'est pas considéré comme une pratique exemplaire».

De grands écarts sont toutefois observés entre les différents établissements de soins de longue durée. À titre d'exemple, les données de l'ICIS indiquent un taux quotidien d'utilisation de la contention pour 3,7% des patients au Centre d'accueil Champlain d'Ottawa, tandis que ce taux atteint 27,3% à la Résidence Prescott et Russell.

Le porte-parole de l'ICIS, Claude Lemay, souligne que les données régionales doivent être interprétées avec prudence, puisque la clientèle de chaque établissement varie.

«La contention est utilisée davantage si les gens sont très désorientés et se promènent partout sans savoir où ils sont, ou dans le cas de personnes ayant des pertes d'équilibre importantes qui présentent un risque de chute plus élevé», explique-t-il.

Les établissements devraient toutefois être attentifs à leurs résultats, précise M. Lemay, afin de pouvoir évaluer s'ils adoptent les bonnes pratiques avec leur clientèle respective lorsque vient le temps d'utiliser des mesures de contention.

L'utilisation quotidienne de mesures de contention a tout de même diminué au cours des dernières années au pays «grâce à des mesures législatives et des changements dans les pratiques», passant de 15% en 2010 à un peu moins de 10% en 2013.

En ce qui concerne les autres nouveaux indicateurs de l'ICIS sur les soins de longue durée, tels que les chutes ou encore la détérioration des fonctions physiques, les établissements de la région de Champlain se situent autour des moyennes ontarienne et canadienne. Un écart plus notable est cependant observé au niveau de l'aggravation de l'humeur dépressive en soins de longue durée, qui touche 27,1% des patients d'Ottawa et de l'Est ontarien, comparativement à 25,9% en Ontario et 23,8% au Canada.

À noter que ces nouveaux indicateurs ne comprenaient aucune donnée pour les établissements du Québec. Les moyennes nationales ont donc été établies à partir des données disponibles, qui concernent environ 60% de tous les établissements publics de soins de longue durée du pays.

Plus de détails dans LeDroit du 11 juin 2015.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer