Des édifices au détriment des services

Le syndicat dénonce « l'orientation des CJO qui... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Le syndicat dénonce « l'orientation des CJO qui coupent des services aux jeunes vulnérables pour se donner les moyens de financer de nouveaux bâtiments ».

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Des syndiqués des Centres jeunesse de l'Outaouais (CJO) accusent la partie patronale de couper les services aux jeunes pour financer la construction de nouvelles résidences.

Une centaine de syndiqués membres du Syndicat des professionnels et techniciens de l'Outaouais (SPTO-CSN) ont manifesté, vendredi midi, pour dénoncer « l'orientation des CJO qui coupent des services aux jeunes vulnérables pour se donner les moyens de financer de nouveaux bâtiments ».

Le président du SPTO-CSN, Martin Leblanc, affirme que l'employeur a imposé des compressions budgétaires atteignant 2 millions $ au cours des trois dernières années.

« Et quand on fouille dans les états financiers, on s'aperçoit que l'employeur, au cours des trois dernières années, a réussi à mettre de côté dans un compte 4,1 millions $, soutient M. Leblanc. [...] Donc on se demande pourquoi il fait des compressions budgétaires, et la déduction à laquelle on en arrive, c'est qu'il veut bâtir deux résidences sur le chemin Freeman (avec cet argent-là). [...] En 2014-15, il a transféré 1,9 million du budget d'opération au budget d'immobilisations, en plus de faire des compressions de 788 000 $. »

La porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Geneviève Côté, réplique que la construction de nouvelles résidences est « un projet d'immobilisation qui n'a pas de lien avec les fonds d'exploitation ». « Ce sont des enveloppes distinctes », affirme Mme Côté.

Le SPTO-CSN estime par ailleurs avoir subi des coupures ayant eu un impact significatif sur l'offre de services aux jeunes. Il souligne entre autres que des travailleurs sociaux ont été remplacés par des techniciens, ce qui enlève de « l'expertise » lors de l'analyse des signalements.

« Le signalement, c'est le comparable du triage dans une salle d'urgence, indique M. Leblanc. C'est souvent la porte d'entrée des enfants qui sont maltraités, qui sont abusés, et si moindrement on manque quoi que ce soit, c'est des vies chamboulées pour ces jeunes-là et leurs parents. »

Le syndicat dénonce aussi la disparition de postes de psychoéducateurs au profit d'agents d'intervention. « Dans les derniers mois, il y a beaucoup plus d'événements de violence qu'on avait avant dans les résidences, et nous on pense que ça peut être un peu interrelié. »

Au CISSSO, Geneviève Côté souligne que le budget sera adopté à la fin juin. « Notre but, c'est toujours de maintenir les services à la population », souligne-t-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer