Les syndiqués de la santé du Pontiac craignent le pire

Des membres de la FIQ ont manifesté devant... (Courtoisie)

Agrandir

Des membres de la FIQ ont manifesté devant l'hôpital de Shawville, mercredi midi, pour s'opposer à toute coupure de services dans les établissements de santé du Pontiac.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Des syndiqués du réseau de la santé du Pontiac craignent que les compressions imposées par le gouvernement du Québec nuisent à la qualité des services offerts et forcent certains patients à se tourner vers l'Ontario pour obtenir des soins.

Des membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont manifesté devant l'hôpital de Shawville, mercredi midi, pour s'opposer à toute coupure de services dans les établissements de santé du Pontiac.

Alors que des compressions majeures de 19,5 millions de dollars ont déjà été annoncées en zone urbaine, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du Pontiac craignent de subir elles aussi les contrecoups des restrictions budgétaires.

«On n'a eu aucune rencontre encore avec les dirigeants du nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, indique Suzanne Mousseau, présidente locale de la FIQ dans le Pontiac. On n'a donc aucune idée de ce qui s'en vient, [...] mais on a entendu dire qu'ils veulent couper au niveau de notre clinique d'urgence à Fort-Coulonge, qui serait ouverte 12 heures par jour au lieu de 24 heures par jour. On commence juste à rapatrier au Québec la clientèle de l'ouest, donc on a peur que ces gens-là retournent en Ontario.»

La secrétaire du comité exécutif et responsable politique en Outaouais pour la FIQ, Marie-Claude Ouellet, soutient pour sa part avoir des craintes quant à l'offre de soins dans le Pontiac. «On veut faire comprendre aux dirigeants qu'il faut maintenir les services à la population», dit-elle.

Suzanne Mousseau craint également de voir certains services être centralisés en zone urbaine. «Il faut garder les services de proximité, insiste-t-elle. On veut garder nos services, parce que les gens ne se déplaceront pas vers Gatineau, ils vont aller en Ontario à la place.»

La porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté, n'a pas commenté directement ces informations, soulignant que l'organisation est «en préparation des budgets 2015-2016». «Nous avons comme principe de maintenir les services, souligne Mme Côté. Les budgets finaux et les mesures qui en découlent seront annoncés et expliqués au moment opportun.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer