Entente avec les médecins de famille: des cibles difficiles pour l'Outaouais

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Le représentant local de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Marcel Guilbault.

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L'Outaouais tire tellement de l'arrière en terme de recrutement de médecins de famille que la région pourrait ne pas atteindre la cible provinciale de fournir un médecin à 85% de la population d'ici la fin 2017, estime le représentant local de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Marcel Guilbault.

L'entente conclue entre Québec et la FMOQ prévoit que le projet de loi 20, s'il est adopté, s'appliquera aux omnipraticiens en 2018 si la cible de fournir un médecin de famille à 85% de la population n'est pas atteinte.

En Outaouais, cependant, le recrutement de médecins de famille est encore difficile, particulièrement cette année. Pour 2015, la région est autorisée à recruter 33 nouveaux médecins de famille. À l'heure actuelle, 22 de ces postes sont toujours disponibles, alors que plusieurs autres régions intermédiaires ont déjà pourvu tous leurs postes.

«Ici, dans la région, on a plus de difficulté, et on n'arrivera peut-être pas aux cibles de l'entente québécoise, mais on va travailler pour y arriver», affirme le Dr Marcel Guilbault, président de l'Association des médecins omnipraticiens de l'ouest du Québec (AMOOQ).

Ce dernier souligne tout de même que la conclusion de l'entente avec Québec est une bonne nouvelle, dans la mesure où les médecins seront plus libres de choisir s'ils veulent pratiquer en milieu hospitalier ou en cabinet. L'intérêt est aussi là pour la création de cliniques visant à améliorer l'accès aux soins de première ligne.

«Il y a déjà trois endroits dans la région qui sont prêts à devenir des groupes de médecine familiale (GMF) réseau, des supercliniques, soutient le Dr Guilbault. Avec cette entente-là, le ministère nous garantit qu'au lieu d'envoyer des médecins dans les hôpitaux, il s'engage à nous fournir des médecins dans les GMF réseau, donc ça va nous aider à recruter.»

La vague d'exode vers l'Ontario que craignaient les omnipraticiens de la région devient maintenant un élément «pas mal moins inquiétant», souligne aussi le Dr Guilbault, puisque les médecins de famille n'auront plus peur d'être «punis». «Avec une entente comme ça, il y a de l'espoir, alors qu'avec le projet de loi 20, c'était le désespoir», conclut le président de l'AMOOQ.

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