Des ambulanciers privés d'ambulance

Les paramédics de l'Outaouais poireautent moins longtemps qu'avant dans les... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Les paramédics de l'Outaouais poireautent moins longtemps qu'avant dans les hôpitaux avant de pouvoir répondre à un nouvel appel. Mais en raison du nombre restreint d'ambulances dans la flotte, ils sont « régulièrement » confrontés à des retards pour commencer leur quart de travail.

Il y a quelques années, après maintes revendications, la Coopérative des paramédics de l'Outaouais (CPO) avait obtenu l'ajout d'une ambulance en tout temps sur les routes de la région, en zone urbaine, et l'ajout d'une autre pour une trentaine d'heures par semaine. Bien que les délais de réponse aux appels prioritaires se soient améliorés depuis, le directeur général de la CPO, Stéphane Parent, estime que « dans un monde idéal, ce serait plus facile d'avoir un camion supplémentaire » dans la flotte « afin de rendre un meilleur service à la population ».

Les paramédics, dit-il, sont « régulièrement » obligés d'attendre qu'une ambulance revienne au garage afin de pouvoir commencer leur quart de travail. « L'inconvénient que ça donne, c'est que régulièrement, [...] au moins une fois par semaine, on doit jouer avec notre staff », explique M. Parent. Si, par exemple, une équipe devait finir son quart de travail à midi et qu'elle ne réussit à retourner au garage qu'à 12 h 15, « ça fait que j'ai une équipe de deux paramédics qui attendent après le camion », indique-t-il.

La CPO n'a cependant « pas le droit » d'acheter un nouveau véhicule sans l'autorisation de Québec, souligne M. Parent. L'achat d'une ambulance tout équipée coûte environ 250 000 $. « Mais en ajoutant un camion, tu viens réduire ton kilométrage sur toute ta flotte de camions, donc au bout de la ligne, ton camion va peut-être coûter une dizaine de milliers de dollars par année, précise-t-il. Ce n'est pas énorme. »

Délais améliorés

Le temps d'attente des paramédics de l'Outaouais dans les hôpitaux de la région s'est tout de même grandement amélioré au cours des dernières années. Auparavant, il pouvait fréquemment s'écouler une heure entre le moment où une ambulance arrivait avec un patient et le moment où les paramédics pouvaient repartir pour un autre appel.

À l'heure actuelle, la manière dont les statistiques sont calculées ne permet pas de connaître avec exactitude ces délais. Stéphane Parent affirme cependant que « 90 % du temps, après 25 minutes, le patient est pris en charge » à l'hôpital et l'ambulance est prête à repartir. « Sur le terrain, ça fonctionne, parce que je n'ai plus d'appels en attente et mes paramédics n'appellent plus pour dire qu'ils sont en rétention », renchérit le directeur des opérations de la CPO, Marc Paquette.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais travaille « sur une méthode de calcul » afin de pouvoir connaître plus précisément ces délais et de pouvoir en faire l'évaluation, a fait savoir Alain Carle, coordonnateur régional des services préhospitaliers d'urgence.

La ministre Stéphanie Vallée salue pour sa part le travail effectué pour réduire ces délais. « Il faut le souligner, parce qu'on avait des enjeux importants », souligne-t-elle en précisant que les efforts se poursuivent pour améliorer le plus possible la disponibilité des ambulances.

Avec Julien Paquette

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