Compressions de 19,5M$ et postes abolis à l'ancien CSSSG

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« On veut maintenir notre niveau de service, mais on va moduler nos façons de faire et on va regarder aussi les changements de pratique, a mentionné le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert.

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De 125 à 150 postes seront abolis dans le cadre des compressions de l'ordre de 19,5 millions$ nécessaires pour équilibrer le budget de l'ancien Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), qui entend augmenter la « productivité » pour ne pas toucher aux services offerts à la population.

Le plan de redressement budgétaire présenté hier par le président-directeur général du nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Jean Hébert, ne concerne que l'ancien CSSSG, puisque le budget de la nouvelle structure ne sera élaboré qu'en juin. Il est toutefois « fort probable » que d'autres compressions touchent les autres établissements régionaux, a reconnu M. Hébert.

Les prévisions ont été faites en tenant compte du déficit accumulé l'an dernier, auquel s'ajoutent des compressions estimées à 11 millions$ pour l'année à venir, chiffres qui seront confirmés ultérieurement par l'adoption des crédits budgétaires à Québec.

La majeure partie des gains identifiés par la direction pour le CSSSG relève de la « productivité », avec un objectif d'aller chercher 14,5 millions$ par diverses mesures visant à ce que la région se compare aux établissements de taille comparable les plus performants. Pour les 5 millions$ restants, des mesures touchant notamment le recours au temps supplémentaire et à la main-d'oeuvre indépendante sont à prévoir.

« On veut maintenir notre niveau de service, mais on va moduler nos façons de faire et on va regarder aussi les changements de pratique, a mentionné M. Hébert. [...] Les mesures visent l'abolition de 125 à 150 postes. Sur ce nombre-là, il y a 44 postes qui sont vacants ou qui sont des départs à la retraite. » En tenant compte de la réorganisation qui créera une vingtaine de postes, Jean Hébert note qu'« il va y avoir une réduction nette d'entre 60 et 80 postes ». « On pense qu'on va être capable de réaffecter ces personnes-là dans un avenir rapproché, a souligné M. Hébert. [...] C'est sûr qu'il y a un impact personnel à vivre ça, mais on n'a pas tellement le choix. »

Quelque 90 mesures ont été établies jusqu'à présent pour arriver à dégager des économies de 16 millions$, mais d'autres sont à prévoir d'ici juin pour épargner ce qui manque afin d'atteindre la cible globale de 19,5 millions$.

Alors que plusieurs - dont les syndiqués - soutiennent que le réseau régional de la santé est sous-financé, Jean Hébert n'a pas voulu se prononcer sur la question, préférant composer avec la situation telle qu'elle est.

« Au-delà de la question existentielle [de savoir] est-ce qu'on a assez d'argent, ce sur quoi on s'est attaqué, c'est de dire 'mais est-ce qu'on dépense bien l'argent qu'on a ?'. Et ce qu'on vous dit, c'est que dans le fond, avec l'argent qu'on a, avec le budget qu'on a, on est capable d'être encore plus productif.»

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