Trop de visites non urgentes au CHEO

L'urgence du CHEO reçoit en moyenne 200 jeunes... (Archives, LeDroit)

Agrandir

L'urgence du CHEO reçoit en moyenne 200 jeunes patients sur une base quotidienne.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) essayera de mieux aiguiller les parents afin de diminuer les visites non essentielles à l'urgence.

Un programme baptisé «Choisir avec soin» vient d'être lancé pour aider les parents «à trouver de meilleures façons d'obtenir des soins pour la fière, le rhume, la toux, les éruptions cutanées et les blessures moins graves - afin que le service des urgences puisse s'occuper des cas vraiment urgents».

Le CHEO tient à rassurer la population que tout enfant qui se présente à l'urgence pourra être vu. «Aucun enfant ne sera renvoyé», précise l'établissement dans un communiqué. Avant de quitter l'hôpital, les parents «recevront l'opinion d'un médecin sur la gravité de la maladie ou de la blessure de leur enfant» et obtiendront des conseils sur la gestion des symptômes à domicile, de même qu'une fiche d'information précisant dans quels cas une visite à l'urgence est de mise.

«Nous savons à quel point il est difficile pour les parents de savoir quoi faire quand un enfant est malade, note dans le communiqué la Dre Gina Neto, chef de la médecine d'urgence du CHEO. Malheureusement, les soins du service des urgences coûtent beaucoup plus cher au système de santé que ceux d'un médecin de famille ou d'une clinique sans rendez-vous - et la présence de cas non urgents complique notre prestation de soins à des enfants et à des adolescents qui ont vraiment besoin de nos soins spécialisés.»

L'urgence du CHEO reçoit en moyenne 200 jeunes patients sur une base quotidienne. «De ce nombre, de 80 à 100 auraient pu recevoir les soins efficaces d'un médecin de famille en toute sécurité, précise l'établissement. Autrement dit, un patient sur deux qui se présente à l'urgence ne nécessite pas de soins urgents.»

Le CHEO note que son site Internet, celui de la Société canadienne de pédiatrie et celui de Santé publique Ottawa «peuvent aider les parents à déterminer si le problème de leur enfant exige qu'ils se déplacent jusqu'au service des urgences».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer