Les proposés aux bénéficiaires du CISSSO craignent le pire

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, Josée McMillan, lors de la manifestation de vendredi.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les patients vont écoper en recevant moins de soins si le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) procède à l'abolition de 24 postes de préposés aux bénéficiaires, dénoncent les syndiqués touchés.

Quelques dizaines de préposés aux bénéficiaires étaient réunis, vendredi midi, à l'extérieur de l'Hôpital de Hull, afin de manifester leur mécontentement à l'égard des coupures qu'ils anticipent dès le mois prochain.

La direction du CISSSO ne confirme toujours pas les informations du syndicat, à savoir que 24 postes de préposés aux bénéficiaires seraient abolis le 1er juin dans les hôpitaux de Hull et de Gatineau.

«On parle de soins directs à la population qu'on va enlever, encore une fois», déplore Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau, affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

«C'est le patient qui risque d'écoper au bout de la ligne», croit le préposé Kallas Bongono. Sa collègue Francine Drouin abonde dans le même sens. «S'il nous arrive un pépin, les personnes n'auront pas de bain, ou n'auront pas de lavage de cheveux», donne en exemple celle qui oeuvre dans le domaine depuis 1989.

À bout de souffle

Le président régional de la CSN, Michel Quijada, note que les coupures anticipées par les employés pourraient n'être que la pointe de l'iceberg. «On trouve ça épeurant, parce que les gens sont déjà essoufflés, les gens sont déjà fatigués, affirme-t-il. En plus de ça, on nous dit qu'on n'aura pas d'augmentation de salaire. Alors vous allez travailler plus [...] et vous n'aurez pas d'augmentation de salaire pour les deux prochaines années. Pendant ce temps-là, on augmente les cadres, par exemple, alors ça, on trouve ça particulièrement odieux. C'est même méprisant envers les préposés aux bénéficiaires.»

La préposée Caroline Veaudry, qui craint de voir son poste être touché, a pour sa part partagé son opinion au sujet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. «Il n'est vraiment pas correct, a-t-elle lancé. Il devrait couper ailleurs, pas dans le domaine de la santé, c'est tellement trop important. On a vraiment besoin de tout le monde. À deux préposés par jour, on n'y arrivera jamais.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer