Le CISSSO misera sur l'intégration

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Le pdg du CISSSO, Jean Hébert, et son adjoint, le Dr Daniel Tardif (à gauche).

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un mois après sa création officielle, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) continue à bâtir sa structure de direction, une étape qui sera suivie de chantiers visant à améliorer de manière directe les services aux patients.

Les dirigeants de la nouvelle organisation, qui compte désormais quelque 10000 employés et médecins dans ses rangs, poursuivent leur travail dans le but de nommer des cadres supérieurs pour combler l'organigramme établi par Québec. À terme, le CISSSO devrait compter près de 400 cadres. Du lot, les 75 postes d'encadrement supérieurs devraient avoir trouvé preneur d'ici un mois.

«Ça va assez bien, malgré que c'est un gros défi, affirme le Dr Daniel Tardif, pdg adjoint du CISSSO. [...] Les services continuent et l'offre de services n'a pas diminué d'aucune façon.»

Une fois les nouveaux cadres nommés et en place, le CISSSO devra se concentrer sur le «I», soit l'intégration, estime le Dr Tardif. «Ce qu'on souhaite faire, c'est de créer un environnement, un établissement qui aura 86 points de service, mais dans lequel tout le monde a le sentiment qu'il rentre dans le même établissement et que les gens travaillent pour la même cause, c'est-à-dire de rendre l'expérience du patient la plus fluide possible.»

La création d'un dossier unique pour chaque patient au sein du CISSSO est l'un des éléments sur lesquels l'organisation se penchera en priorité. Le patient ne devrait pas être contraint de répéter son histoire lorsqu'il passe d'un établissement à l'autre, insiste le Dr Tardif. Il importe également de travailler à faciliter l'offre de plusieurs services à un même patient, dit-il, en donnant l'exemple d'une personne ayant simultanément besoin de services en santé mentale, en réadaptation et en travail social. C'est là que «l'intégration» de tous les établissements au sein d'une même organisation viendra jouer un rôle-clé, croit le Dr Tardif.

Alors que la durée moyenne de séjour sur civière aux urgences est toujours très élevée en Outaouais, le Dr Tardif note qu'il y a encore du travail à faire pour améliorer les services en première ligne. L'Outaouais doit cependant composer, cette année, avec une difficulté accrue dans le recrutement de médecins de famille. Selon les plus récentes données publiées par le ministère de la Santé, 22 des 33 postes d'omnipraticien disponibles dans la région pour 2015 sont toujours libres.

«Ce n'est pas une bonne année, effectivement, reconnaît le pdg adjoint du CISSSO. Il y a des années où on était à 33 (médecins de famille recrutés). Pourquoi c'est une moins bonne année? Il y a des variations, et cette année, c'est plus difficile, on est inquiet. On cherche un peu les causes, mais c'est difficile à identifier.»

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