Le marché noir des bains existait aussi en Outaouais

Le marché noir des bains a sévi dans au moins quatre centres d'hébergement... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le marché noir des bains a sévi dans au moins quatre centres d'hébergement publics de l'Outaouais dans la dernière année.

Le porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Sylvain Dubé, a fait savoir que les quatre centres d'hébergement du territoire que couvrait le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), avant la fusion du 1er avril dernier, ont connu cette problématique.

«On a appris il y a à peu près six mois que ça se faisait, a indiqué M. Dubé. Quand on a su ça, les employés ont été rencontrés pour leur dire qu'on ne voulait pas que les préposés fassent ça et qu'on ne voulait pas que les employés sollicitent les familles. On a aussi passé le message auprès des familles que ce n'était pas une bonne idée de demander aux préposés pour un deuxième bain, que si un proche voulait donner le deuxième bain, qu'on pouvait leur donner les outils ou qu'ils pouvaient faire appel à un service privé.»

Le CISSSO ignore depuis combien de temps cette pratique était implantée dans ces centres d'hébergement gatinois, mais M. Dubé assure qu'elle n'était «absolument pas» cautionnée par les dirigeants.

Dans une note adressée aux gestionnaires concernés dont LeDroit a obtenu copie, le président-directeur général du CISSSO, Jean Hébert, rappelle qu'«aucune proposition de service ne doit être faite moyennant une rétribution financière, et ce, sous peine de mesures administratives ou disciplinaires».

«Nous ne tolérons aucunement que des services soient offerts à notre clientèle des centres d'hébergement par des membres du personnel en dehors du cadre de travail, y souligne également M. Hébert. [...] Nous vous demandons de vérifier si nous retrouvons cette pratique dans nos centres d'hébergement et, si cela est le cas, de corriger cette pratique sans délais et de m'en informer.»

Le pdg du CISSSO indique également que «dans l'éventualité où des résidents ou des familles auraient eu recours à ce type de services», il faut «procéder sur le champ à une réévaluation des besoins quant aux services d'hygiène».

Le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers, Pierre Blain, affirme de son côté avoir eu vent de bains offerts au noir en Outaouais il y a «sept ou huit ans».

«C'est une pratique courante, il y en a partout à travers le Québec, souligne M. Blain. Les enfants veulent s'assurer que leurs parents soient bien, mais passent par une façon de faire qui n'est pas adéquate.»

Coordonnateur au comité des usagers du CSSSG, Grégoire Ruel note pour sa part qu'aucun cas de bain donné au noir par un employé n'a été rapporté au comité. «Je sais que ça s'est déjà fait, mais est-ce que ça se fait encore et ça se fait dans quel contexte, je ne sais pas», a-t-il mentionné.

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