Possible modulation des heures d'ouverture

Alexandre Iracà affirme que le nombre d'heures pourrait... (Benoit Sabourin, Archives LeDroit)

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Alexandre Iracà affirme que le nombre d'heures pourrait être ajusté éventuellement.

Benoit Sabourin, Archives LeDroit

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Les résidents de la Petite-Nation qui rêvent d'une urgence ouverte sept jours par semaine, 12 heures par jour, au CLSC de Saint-André-Avellin, devront peut-être tempérer leurs attentes. Alors que le dossier est actuellement sous analyse auprès duministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec, le député de Papineau, Alexandre Iracà, n'écarte pas la possibilité que les heures d'ouverture soient «modulées en fonction des besoins de la population» lorsque le nouveau système sera mis en place.

C'est donc dire que l'établissement ne serait pas nécessairement ouvert 12 heures par jour, comme ce qu'avait promis M. Iracà durant la dernière campagne électorale provinciale. Rappelons que celui-ci s'est engagé en mars 2014 à ce que le CLSC de Saint-André-Avellin obtienne son statut officiel d'urgence «12/7» lors d'un premier mandat sous le règne libéral, ce qui permettrait de faire passer de 44 à 84 le nombre d'heures d'ouverture hebdomadaires de l'endroit.

En entrevue téléphonique avec LeDroit, le député de Papineau a assuré que le dossier progressait. M. Iracà refuse d'établir une date précise pour un éventuel ajout de plages horaires, mais il soutient que la formule qui sera privilégiée pourrait déroger du «12/7» en fonction des besoins du secteur.

«Ce à quoi je tiens mordicus, ce sont les sept jours par semaine, mais si on me dit qu'on va moduler le nombre d'heures afin qu'il soit peut-être pas à 80 heures semaine, mais à 60 heures semaines, c'est un exemple que je donne, je vais dire oui. Il pourrait être ajusté à la hausse éventuellement», a-t-il affirmé.

«L'ordre de grandeur peut varier selon l'analyse qui aura été faite de la situation, mais ce ne sera jamais au même nombre d'heures qu'actuellement et jamais à la baisse», a tenu à préciser M. Iracà, soulignant que plusieurs détails restaient à régler avant d'établir la marche à suivre.

Plusieurs scénarios sont à l'étude pour le moment, a-t-il dit. La création d'un groupe de médecine familiale à l'intérieur des murs de l'édifice figure parmi les options sur la table, rappelle-t-il.

Par ailleurs, le chiffre approximatif de 850000$ annuellement pour maintenir une telle offre de service est toujours dans les plans. M. Iracà maintient que le rapatriement de patients qui se dirigent vers l'Ontario pour bénéficier de soins de première ligne viendra éventuellement rentabiliser l'urgence de la Petite-Nation.

Une rencontre est prévue entre M. Iracà et le cabinet du ministre Gaétan Barrette dans deux semaines. Ce dossier sera au menu des discussions.

Le Dr Daniel Tardif, l'ancien directeur des services professionnels et hospitaliers du CSSS de Papineau récemment nommé pdg adjoint au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), avait indiqué en novembre dernier au Droit que l'échéancier pour la mise en oeuvre de l'urgence «84 heures/semaine» était l'automne 2015. «Il faut se donner un autre cycle de recrutement parce qu'on doit s'assurer d'avoir 40 heures de couverture supplémentaire, mais c'est l'échéancier souhaité», avait-il dit.

Au CISSSO, on n'a pas voulu commenter hier. «Le dossier chemine, mais c'est encore un peu tôt pour en parler publiquement», a fait savoir la porte-parole de l'organisation, Geneviève Côté.

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