Son CPE refusait d'administrer un médicament «au besoin»

Jessica Larouche a eu de la difficulté avec... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jessica Larouche a eu de la difficulté avec le CPE où va son fils Nicko.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il aura fallu l'intervention du ministère de la Famille et des Aînés (MFA) pour qu'un centre de la petite enfance (CPE) de Gatineau accepte de respecter une prescription médicale prévoyant l'administration, «au besoin», de Ventolin à un petit garçon asthmatique.

Jessica Larouche a eu maille à partir avec le CPE L'Arche des petits, puisque des responsables lui ont indiqué qu'ils ne pouvaient donner seulement «au besoin» la pompe de Ventolin à son petit Nicko, trois ans.

Selon Mme Larouche, le CPE souhaitait l'obliger à signer une autorisation pour administrer le médicament à des heures précises. «Mais je ne peux pas écrire de lui en donner à 10 h et à 14 h, par exemple, parce qu'ils vont lui en donner tous les jours, alors qu'il peut des fois passer deux à trois semaines sans en avoir besoin, indique-t-elle. Je ne peux pas non plus prévoir à quel moment il aura une crise d'asthme, et c'est pour ça que c'est prescrit au besoin.»

La mère a récemment été contrainte de garder la pompe de Nicko à la maison, puisque le CPE refusait qu'elle la laisse sans avoir une autorisation spécifiant des heures précises pour administrer le médicament. «On m'avait dit qu'on m'appellerait s'il avait de la misère à respirer, raconte Mme Larouche. Je leur ai dit de ne pas m'appeler en premier, d'appeler le 9-1-1.»

La réglementation du MFA en matière d'administration de médicaments est pourtant claire. «La posologie au besoin est admise au ministère de la Famille, assure la porte-parole, Nadia Caron. [...] Le CPE peut demander au parent de préciser ce qu'on entend par 'au besoin', mais ne peut pas changer la prescription du professionnel de la santé.» Mme Caron note que la posologie «au besoin» peut aussi s'appliquer pour d'autres types de médicaments, entre autres pour les auto-injecteurs d'épinéphrine en cas de réaction allergique sévère.

À la suite des questions posées par LeDroit, le ministère a communiqué avec le CPE L'Arche des petits, cette semaine, afin de «préciser la situation pour s'assurer [qu'il] soit bien informé que le refus d'administrer un médicament tel que le Ventolin, ça peut mettre en péril la santé et le bien-être de l'enfant.»

Jessica Larouche a pu s'entretenir avec la directrice du CPE, qui lui a indiqué que la pompe de Nicko pouvait être laissée au milieu de garde, et que le médicament serait administré au besoin, tel que requis par le médecin. Un formulaire a été signé à cet effet, tel que requis par les règlements du MFA.

Jointe au téléphone, la directrice du CPE L'Arche des petits n'a pas voulu émettre de commentaires sur ce dossier.

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