Les cadres du réseau de la santé inquiets

Dans la région, les cinq centres de santé... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Dans la région, les cinq centres de santé et de services sociaux (CSSS), les Centres jeunesse, le Pavillon du Parc et la RessourSe, entre autres, sont dorénavant regroupés dans le CISSS de l'Outaouais.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS) est toujours «sceptique» devant la réforme du réseau, qui se met en branle aujourd'hui aux quatre coins du Québec.

Les modifications apportées par l'adoption du projet de loi 10 entrent en vigueur aujourd'hui avec la création des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Dans la région, les cinq centres de santé et de services sociaux (CSSS), les Centres jeunesse, le Pavillon du Parc et la RessourSe, entre autres, sont dorénavant regroupés dans le CISSS de l'Outaouais.

Cette réorganisation majeure du réseau ne se fait pas sans heurts. Les postes de cadre ont été abolis hier, et certains ignorent encore s'ils auront un emploi au sein des nouvelles structures créées par Québec, puisqu'environ 1300 postes de moins devraient se retrouver dans le nouveau modèle.

«Les organisations sont titanesques, et il n'y a presque plus personne pour le diriger, alors on est un peu sceptique, a commenté hier la directrice générale de l'ACSSSS, Carole Trempe. [...] La majorité de nos membres, ceux qui ont opté pour le replacement, ont choisi de se replacer dans quelque chose dont ils ignorent les tenants et aboutissants, sans savoir s'ils auront ou non un poste.»

Dans ce contexte, l'inquiétude a gagné certains cadres qui ne savent pas trop s'ils perdront leur emploi au cours des prochains mois, ou à quel poste ils peuvent aspirer. «Depuis l'annonce du projet de loi, les gens ont commencé à stresser, parce que l'information qu'on avait, on l'obtenait par les médias, on ne l'avait jamais directement, donc on n'était pas en mesure de faire nos recherches pour donner de l'information à nos membres, affirme Mme Trempe. On doit répondre de 200 à 300 questions de nos membres par semaine depuis quelques mois.»

La fusion de certaines directions est aussi discutable aux yeux de l'ACSSSS, qui représente quelque 1300 cadres supérieurs en province. C'est notamment le cas pour les ressources humaines, les communications et les affaires juridiques, trois départements pour lesquels une seule direction a été désignée dans le nouvel organigramme. «La personne qui va diriger ça va peut-être avoir des adjoints, on ne le sait pas, indique Mme Trempe. Mais les ressources humaines, c'est un domaine de compétence, les communications, c'est un domaine de compétence, et les affaires juridiques, c'en est un autre.»

L'organigramme complet des nouveaux CISSS n'est pas encore déterminé, puisque seulement certaines nominations ont été faites jusqu'à présent, dont les présidents directeurs généraux, les présidents-directeurs généraux adjoints et les directeurs des finances. «Les gestionnaires, je ne mets pas en doute leurs compétences, ce n'est pas ça qui est remis en question, mais on se demande comment ils vont faire», laisse tomber Carole Trempe.

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