Aide psychosociale: la police espère des améliorations

Le territoire couvert par les policiers de la... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Le territoire couvert par les policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais chevauche ceux de trois CSSS, ce qui complique les interventions auprès des gens en crise.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais devraient voir leur travail auprès de personnes en crise être facilité par l'arrivée de la ligne Info-Social, puisqu'ils doivent actuellement conjuguer avec plusieurs ressources, auprès desquelles leurs appels sont parfois demeurés sans réponse immédiate.

À l'heure actuelle, le territoire couvert par les policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais chevauche ceux de trois centres de santé et de services sociaux (CSSS). Le porte-parole du service de police de la MRC, l'agent Martin Fournel, a fait savoir que les procédures à suivre lors d'interventions auprès des citoyens en crise ont été modifiées il y a «un peu plus de 24 mois», lorsque le Centre d'aide 24/7 a concentré ses efforts sur la zone urbaine.

«On avait un excellent service avec le Centre 24/7, on était très déçu de perdre ce service-là, a indiqué l'agent Fournel. Le trou a été comblé par les CSSS de Papineau, des Collines et du Pontiac, ce qui implique que lors des interventions, tout dépendant si c'est un jour ouvrable ou pas et en fonction de l'heure qu'il est et du territoire de l'intervention, on a sept numéros de téléphone différents, ce qui vient compliquer notre travail.»

Cette complexité a même déjà causé quelques maux de tête à des policiers. «C'est arrivé à quelques occasions que ça a été plus difficile de rejoindre quelqu'un en pleine situation d'urgence, a fait savoir l'agent Fournel. Est-ce que la nouvelle ligne va régler ça? On ose espérer. [...] Dans le format actuel, ce n'est pas évident.»

L'arrivée de la ligne Info-Social, le 1er avril, permettra aux policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais de n'avoir qu'un seul numéro à composer en cas de besoin pour obtenir de l'aide psychosociale. L'an dernier, ils ont dû faire appel à des intervenants psychosociaux pour une personne en crise à 157 reprises, soit 10 fois de plus qu'en 2013.

Formation au SPVG

Au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), où on indique que le Centre 24/7 est «impliqué» dans des dossiers «environ 1200 fois par année à titre de témoin, plaignant ou autre», une formation est en cours en prévision du transfert des responsabilités du Centre 24/7 vers la ligne Info-Social, qui sera gérée par le futur Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

«Nous avons entrepris la formation de tous nos policiers en collaboration avec un représentant de l'Agence [de la santé]», a fait savoir le porte-parole du SPVG, le sergent Jean-Paul LeMay.

Le SPVG n'a toutefois pas voulu se prononcer à savoir s'il a confiance de pouvoir obtenir, auprès du CISSSO, les mêmes services qu'offre actuellement le Centre 24/7.

«Les policiers ne devraient être qu'un service de dernier recours pour les personnes souffrant de santé mentale, souligne le sergent LeMay. Nous sommes à la recherche constante des meilleures pratiques et continuerons à travailler de façon proactive avec nos partenaires, quel qu'ils soient, pour la mise en place de procédures et de programmes appropriés.»

Rien ne change à la SQ

Du côté de la Sûreté du Québec, le sergent Marc Tessier, porte-parole régional, affirme que la mise en place du service Info-Social ne changera pas beaucoup les interventions des policiers.

Ces derniers fonctionnent déjà avec le numéro unique 1-866-APPELLE, et la nouvelle ligne ne devrait donc changer que le numéro de téléphone à composer par les policiers.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer