Dans la rue pour le Centre 24/7

Plusieurs manifestants ont dénoncé non seulement le «démantèlement»... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Plusieurs manifestants ont dénoncé non seulement le «démantèlement» du Centre, mais aussi le rapatriement de fonds destinés aux organismes communautaires vers le milieu de la santé.

Étienne Ranger, Le Droit

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Une centaine de citoyens ont pris la rue, mercredi midi, pour faire entendre leur appui au Centre d'aide 24/7.

Escortés par les policiers, les manifestants ont parcouru les quelques centaines de mètres qui séparent le centre d'aide des bureaux de l'Agence de la santé de l'Outaouais, tout en prenant soin de passer devant le bureau de circonscription de la députée de Hull, Maryse Gaudreault. La députée était absente au moment de la manifestation, se trouvant plutôt à New York pour une réunion.

Plusieurs représentants d'organismes communautaires, mais aussi des gens à qui le Centre 24/7 est venu en aide au cours des 27 dernières années, ont mené la marche.

Dans le cortège, ils étaient plusieurs à dénoncer non seulement le «démantèlement» du Centre, mais aussi le rapatriement de fonds destinés aux organismes communautaires vers le milieu de la santé. «Le programme [...] vient d'être amputé de 1,2 million. C'est un précédent qui risque d'affecter tout le monde», a souligné Nathalie Girard, la directrice générale du Centre 24/7.

Le directeur général du Gîte Ami, Luc Villemaire, partageait son inquiétude. «Ça nous dérange, évidemment. Et même s'ils ont le pouvoir de le faire, ça ne veut pas dire qu'ils en ont le droit.»

Bien des inquiétudes

Mais au-delà des chiffres, plusieurs s'inquiétaient de ce que réserve l'avenir aux gens en crise.

«(Le ministre de la Santé) Gaétan Barrette est en train de tuer un organisme qui a développé une expertise hors du commun en Outaouais, qui a sauvé plusieurs vies», a déploré Huguette Joly, directrice par intérim du Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille, devant les bureaux de l'Agence.

«À qui s'adresseront les familles lorsque leurs proches seront en crise le 24 décembre au soir, à 2 h du matin?» s'est demandé Philippe Bélanger, intervenant à l'Apogée, un organisme qui vient en aide aux familles de gens ayant des problèmes de santé mentale.

Patrice Brisson, intervenant au Centre 24/7, craint avant tout une déshumanisation des services. «Quand on va dans un centre de crise, on n'est pas à l'hôpital. On n'est pas vu en termes de file d'attente, on est vu comme une personne. [...] Il faut une approche qui va au-delà de l'approche médico-centriste prônée par les ministres-docteurs.»

«Le milieu communautaire, c'est un milieu qui est habitué de se revirer sur un 10 sous, mais là, on leur enlève leur 10 sous. [...] Ce qui arrive au Centre 24/7, c'est beaucoup plus grand que le simple démantèlement d'un seul organisme. C'est un saccage du tissu social», se désole M. Brisson.

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