Centre 24/7: le Gîte Ami craint et se questionne

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Le directeur général du Gîte Ami, Luc Villemaire, se questionne sur la gestion du dossier du Centre d'aide 24/7 par l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, et se questionne à savoir ce qu'en penserait le VGQ.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les dirigeants du Gîte Ami se demandent s'il y a lieu de réclamer l'intervention du vérificateur général du Québec (VGQ) dans le dossier du transfert de responsabilités du Centre d'aide 24/7 vers le futur Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO).

Le directeur général du Gîte Ami, Luc Villemaire, se questionne sur la gestion du dossier du Centre d'aide 24/7 par l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais, et se questionne à savoir ce qu'en penserait le VGQ.

«On est en droit de se demander comment le VGQ analyse le fait que des fonds dédiés par le Conseil du Trésor pour un organisme communautaire sont tout d'un coup envoyés dans le système public», estime M. Villemaire. Il n'a pas été possible, vendredi, d'obtenir une réaction du bureau du VGQ au sujet de ce dossier.

La situation vécue par le Centre 24/7 pourrait bien créer «un précédent» au Québec, croit Luc Villemaire. «Est-ce que ça s'est déjà vu? C'est la question qu'il faut se poser, dit-il. Si jamais c'est un précédent, c'est tout l'univers du communautaire au Québec qui a une grande frousse.»

Le Gîte Ami dit avoir fait 87 demandes d'aide auprès du Centre d'aide 24/7 en 2013-2014. Il s'agit d'une ressource «indispensable», indique M. Villemaire, qui affirme n'avoir toujours reçu aucun détail sur la procédure qui devra être suivie à compter du 1er avril. «On n'a aucune communication qui permet de nous réconforter, de nous rassurer, déplore-t-il. [...] On se prépare à des difficultés monumentales. Qui va écoper? Les services de santé, les urgences, les policiers. On est en droit d'être extrêmement inquiet à l'égard du continuum de services de crise.»

C'est à partir d'avril que le réseau public prévoit offrir les services d'aide psychosociale qui sont actuellement assumés par le Centre 24/7. L'organisme de la rue Caron pourrait conserver les services d'hébergement, mais aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.

Jeudi, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a plaidé en faveur de la décision prise par l'Agence de la santé de l'Outaouais de rapatrier dans le réseau public l'aide psychosociale de crise offerte par le Centre 24/7. La ministre a entre autres affirmé qu'il y aura un meilleur service d'aide téléphonique pour les personnes en crise lorsque cette mission sera prise en charge par la nouvelle ligne Info-Social.

De son côté, le Centre d'aide 24/7 conteste les chiffres mis de l'avant par l'Agence de la santé pour justifier sa décision. Alors que l'Agence affirme qu'une majorité d'appels entrant par le biais de la ligne 1-866-APPELLE demeurent sans réponse, le Centre 24/7 réplique que la majeure partie des appels répondus sont logés directement à la ligne locale de l'organisme.

Le réseau communautaire de la région se mobilise par ailleurs pour appuyer le Centre 24/7. Plusieurs dirigeants d'organismes communautaires ont envoyé des courriels aux députés de la région pour leur faire part de leur opposition au transfert de fonds provenant du Programme de soutien aux organismes communautaires vers le réseau public et réclamer leur intervention auprès du gouvernement.

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