Le milieu de la santé peut faire mieux que le Centre 24/7, dit la ministre

Le Centre d'aide 24/7... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le Centre d'aide 24/7

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, est catégorique. Le service téléphonique de crise sera mieux comblé par le milieu de la santé de l'Outaouais que par le Centre 24/7, dit-elle.

«Si les services étaient faits correctement, on n'en serait pas là», a-t-elle laissé tomber en entrevue avec LeDroit jeudi.

La députée de Soulanges s'est dite préoccupée par la qualité des services rendus par le centre d'aide. «Un appel non répondu, c'est un appel de trop. On parle de sauver des vies ici.»

«S'il y a vraiment 12 000 appels reçus par année (comme l'affirme le Centre 24/7), ils pourront être répondus sans coûts supplémentaires. Je me suis assurée que ça soit possible, a affirmé Mme Charlebois. L'argent versé au centre d'aide (environ 1,3 M$) sert à financer le service 1-866-APPELLE, c'est comme ça partout au Québec. [...] Quand on travaille, on doit fournir les services demandés, c'est tout.»

La directrice générale du Centre 24/7, Nathalie Girard, était abasourdie en prenant connaissance des déclarations de la ministre. «Les 1,3 million de dollars que nous recevions, ce n'était pas uniquement pour la ligne d'aide d'urgence, c'était pour notre mission globale, a-t-elle expliqué. Si on avait ce montant juste pour la ligne [...], je pourrais doubler mon équipe !»

«Le Centre 24/7 a été créé en 1987. La ligne 1-866-APPELLE est venue bien plus tard. Notre financement n'a jamais été lié juste à ça. [...] C'est de la désinformation que de dire ça.»

Le CSSSG se dit prêt

En conférence de presse, jeudi après-midi, tant l'Agence de la santé que le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) ont refusé de s'aventurer dans «une guerre de chiffres».

Pas question de reculer sur la réorganisation des services, a confirmé Denis Chénier, le pdg de l'Agence. Ce sera le CSSSG - et pas le Centre 24/7 - qui s'occupera du service téléphonique de crise dès le 1er avril.

De son côté, le directeur général intérimaire du CSSSG, Denis Marleau, a voulu se faire rassurant sur la capacité de son organisation de prendre le relais. «Nous sommes prêts pour le 1er avril. [...] Nous avons des équipes qualifiées, compétentes.»

Sur la question du suivi, le directeur des services psychosociaux au CSSSG, Alain Godmaire, a voulu calmer les inquiétudes exprimées mercredi par les intervenants du Centre 24/7. «Un suivi avec le moins de bris possible, c'est souhaité. [...] On travaille de la même façon, tout en respectant les structures.»

En pleine conférence de presse, le directeur Godmaire et son patron Denis Marleau ont d'ailleurs tendu la main au centre d'aide de la rue Caron.

«Ce qui reste à travailler, c'est l'hébergement de crise», a affirmé M. Godmaire. «Nous, on veut travailler avec le 24/7 sur cet aspect», a enchaîné M. Marleau. On sait qu'il y a un besoin, et on sait que le centre a l'expertise.»

Une rencontre sur le sujet doit avoir lieu la semaine prochaine, a confirmé en début de soirée le Centre 24/7.

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