Plaidoyer pour la procréation assistée

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Pour Hughes Leclair et Janie Bertrand (ici en compagnie de leur petit Logan), la fécondation in vitro est la seule option, puisque M. Leclair est atteint de la fibrose kystique.

Martin Roy, LeDroit

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Janie Bertrand et Hughes Leclair ne pourront pas donner un frère ou une soeur au petit Logan si le programme québécois prend fin

Un couple gatinois lance un cri du coeur pour le maintien du financement de la procréation assistée par le gouvernement du Québec. Janie Bertrand et Hughes Leclair espèrent que leur histoire contribuera à faire reculer le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

En novembre, M. Barrette annonçait que la gratuité était terminée pour la procréation assistée, à l'exception de l'insémination artificielle lorsque la fertilité est compromise. Pour la fécondation in vitro, les couples recevront un crédit d'impôt en fonction de leur revenu.

Mme Bertrand estime toutefois que la gratuité devrait rester en place pour les couples victimes d'infertilité, que ce soit l'insémination artificielle et la fécondation in vitro. Pour elle et son conjoint, l'insémination artificielle n'est pas une option puisque celui-ci est atteint de la fibrose kystique.

«Les hommes atteints par la fibrose kystique, en raison du mucus accumulé, ont les canaux bloqués. [...] Ils ont des spermatozoïdes, mais ils ne se rendent pas, explique Janie Bertrand. Pour des couples comme nous, ce serait des crédits d'impôt et seulement pour les familles qui n'ont pas d'enfant.»

La Gatinoise s'inquiète et craint qu'elle ne soit pas en mesure de donner un frère ou une soeur à son petit Logan. Elle rappelle que ces procédures ont des coûts qui leur sont rattachés comme le transport et l'hébergement.

Si Mme Bertrand et M. Leclair veulent avoir un second enfant, ils devront débourser les montants liés à la fécondation in vitro de leur poche. Pour augmenter les chances de réussite, surtout pour les couples aux moyens limités, la fécondation se fait généralement à embryons multiples. Ça augmente du même coup les risques d'une grossesse multiple et des problèmes de santé qui peuvent y être rattachés pour la mère.

Mme Bertrand enverra aujourd'hui un mémoire à l'Assemblée nationale. Ce mémoire pourrait la mener à témoigner la semaine prochaine pendant l'étude du projet de loi 20.

«Ce qui nous pousse, c'est le rêve d'avoir un deuxième enfant. En ce moment on se dit qu'on est chanceux d'en avoir un. [...] Je me vais me battre pour nous, mais aussi pour tous ceux qui se sont battus pour nous dans le passé.»

jpaquette@ledroit.com

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