Le projet de loi 28 dénoncé

Des pharmaciens propriétaires de l'Outaouais dénoncent les coupures prévues... (Photo photothèque La Presse)

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Des pharmaciens propriétaires de l'Outaouais dénoncent les coupures prévues dans le projet de loi 28, et affirment que certains d'entre eux seront contraints de réduire leurs heures d'ouverture, voire même de fermer leurs portes.

Louise Grégoire est au nombre des pharmaciens propriétaires qui sont incrédules devant les modifications aux honoraires proposées par le projet de loi 28. Elle souhaite rencontrer d'ici quelques jours la députée de Gatineau et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, afin de lui présenter une pétition signée à l'échelle provinciale par plus de 30 000 personnes s'opposant au projet de loi 28. Ces signatures s'ajoutent aux quelque 46 000 contenues dans une pétition papier déposée la semaine dernière à l'Assemblée nationale.

PILULIERS

« Le projet de loi 28, ça va couper à peu près 177 millions $ dans nos honoraires », dénonce la pharmacienne de Gatineau. Cette dernière précise que les compressions toucheront principalement la préparation et la vérification de piluliers pour les personnes âgées ou celles devant prendre plusieurs médicaments chaque jour. « Il y a par exemple une case pour le déjeuner, une pour le dîner, une pour le souper et une pour le coucher, explique Mme Grégoire. Ça nous demande énormément de temps. Il faut que le technicien les prépare, et le pharmacien doit vérifier chaque petite case et voir dans le dossier des patients s'il y a des changements. [...] Le gouvernement nous allouait un peu plus d'argent pour ça, mais là il veut couper dans nos honoraires. C'est draconien à un tel point que plusieurs petites pharmacies, surtout celles qui sont installées dans des centres de personnes âgées, risquent de fermer. »

Des pharmacies de la région ont d'ailleurs déjà installé des affiches annonçant la réduction de leurs heures d'ouverture à compter de cette semaine.

Selon Louise Grégoire, les appréhensions des pharmaciens propriétaires par rapport au projet de loi 28 ne laissent rien présager de bon par rapport aux négociations liées à la loi 41 sur l'ajout de pouvoirs aux pharmaciens afin d'améliorer l'accès aux médecins de famille. « Ça nous décourage complètement », soupire-t-elle.

jmercier@ledroit.com

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