Des refus jugés «dangereux» aux soins intensifs

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Uniquement durant la première moitié de l'année 2014, les médecins intensivistes de l'Hôpital de Hull ont dénombré un total de 76 refus d'admission, une situation qu'ils déplorent en bloc.

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Une dizaine de demandes d'admission aux soins intensifs de l'Hôpital de Hull sont refusées chaque mois par manque de lits, une situation «inacceptable» qui augmente «les risques de complications et de mortalité», selon les médecins intensivistes.

Dans une lettre datée de juillet dernier dont LeDroit a obtenu copie, les intensivistes de l'Hôpital de Hull dénoncent le nombre croissant de refus d'admission aux soins intensifs. Cette situation serait notamment due à la demande qui augmente pour recevoir des patients dans cette unité. Les soins intensifs ont admis 450 patients en 2009, un nombre qui a grimpé à 625 en 2012, affirment les médecins.

Déjà, en 2013, les intensivistes ont dénombré 96 refus d'admission à l'Hôpital de Hull, qui est le centre régional de traumatologie. Durant les six premiers mois de 2014, ils en ont compté 76.

«Il est clair que les patients nécessitant une admission et qui sont traités à l'extérieur des soins intensifs subissent un préjudice, soutiennent les médecins. Les risques de complications et de mortalité sont plus élevés pour ces patients. Les soins prodigués sont sousoptimaux et la sécurité des patients est compromise. Cette situation survient de façon récurrente. Ceci est dangereux et nous est inacceptable.»

Opérations reportées

Selon nos informations, le manque de lits aux soins intensifs serait aussi à l'origine du report de certaines opérations, entre autres en neurochirurgie et en chirurgie vasculaire.

Le CSSSG dispose de 12 lits de soins intensifs à l'Hôpital de Hull et de six autres à l'Hôpital de Gatineau.

Du côté de Hull, il y a possibilité d'ouvrir un 13e lit au besoin, lorsque le personnel infirmier est suffisant.

«Malgré la nécessité d'ouvrir le 13e lit dans les cinq derniers mois, il n'a été utilisé que 12 jours à cause de raisons administratives», soutenaient en juillet dernier les intensivistes, qui se disaient «inquiets de l'inaction de l'administration face à ce problème grandissant».

«Dans l'attente de moyens concrets pour résoudre le manque de lits, nous continuerons à offrir le meilleur service possible, écrivaient-ils. Toutefois, nous, les intensivistes de l'Hôpital de Hull ne pouvons être tenus légalement responsables des conséquences désastreuses reliées à un refus d'admission aux soins intensifs par manque de ressources.»

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