Travaux budgétaires en mode accéléré au CSSSG

Le Dr Guy Morissette et Jean Hébert, respectivement conseiller... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le Dr Guy Morissette et Jean Hébert, respectivement conseiller aux affaires cliniques et fondé de pouvoir du CSSSG, ont dressé le portrait des travaux effectués ce dernier mois.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les choses se bousculent au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG). Les responsables de la tutelle imposée le mois dernier par Québec doivent accélérer la cadence afin de réussir à pondre, avant la création de la nouvelle mégastructure régionale, un rapport identifiant les mesures à prendre pour atteindre l'équilibre budgétaire.

C'est dans un délai plus court que prévu que les responsables de la tutelle devront présenter leur rapport au ministre Gaétan Barrette. Le fondé de pouvoir du CSSSG et ancien pdg de l'Agence de la santé de l'Outaouais, Jean Hébert, avait au départ été nommé pour six mois. Il est accompagné dans son mandat par un autre ancien pdg de l'Agence, le Dr Guy Morissette, qui agit à titre de conseiller aux affaires cliniques et médicales.

L'adoption du projet de loi 10 vient précipiter les travaux; la nouvelle mégastructure régionale, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), prendra forme le 1er avril.

Lors de sa première sortie médiatique depuis la mise sous tutelle, M. Hébert a d'entrée de jeu souligné que le déficit anticipé au 31 mars prochain s'est considérablement accru depuis l'annonce de la tutelle, et atteint maintenant 8,5 millions $. La hausse de l'achalandage aux urgences est notamment en cause, puisque du personnel supplémentaire a été nécessaire et qu'elle a empêché la fermeture de lits, ce qui aurait permis d'économiser 4,4 millions $.

Ce sera le futur pdg du CISSSO qui devra relever le «défi» d'implanter les mesures du rapport qui doit être déposé «d'ici la fin mars». «Le ministre, quand il va nommer les nouveaux gestionnaires [...], il va leur donner une commande. Vous connaissez le ministre, il va être assez directif», a mentionné Jean Hébert.

Ce dernier précise que la région ne doit pas s'attendre à recevoir plus de financement pour atténuer le déficit du CSSSG. «Si le ministre avait voulu mettre plus d'argent dans la région, il ne nous aurait pas nommés, a-t-il dit. [...] Notre mandat, ce n'est pas de savoir s'il y a assez d'argent ou non, notre mandat, c'est : avec l'argent qu'on a, est-ce qu'on est capable d'atteindre nos cibles et de donner des services en fonction des ressources.»

«Il y a peut-être certains projets pour lesquels on revoit les différents échéanciers», a ajouté le Dr Morissette.

Viser l'équilibre

L'objectif des démarches en cours est donc d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici le 31 mars 2016. Employés, médecins et gestionnaires seront appelés à faire les choses «autrement» afin de contribuer à la réduction des dépenses. «Quand on dit travailler sur les processus, c'est bien sûr additionner des colonnes, mais c'est en même temps voir les impacts que ça a au niveau du service, a mentionné le Dr Morissette. Il y a peut-être d'autres façons de donner le service.»

M. Hébert et le Dr Morissette ont tous deux indiqué, vendredi, être «en réflexion» à savoir s'ils soumettront leur candidature pour diriger le futur CISSSO. Ils ont jusqu'à mardi pour se décider.

La rapatriement des soins se poursuit

Le plan d'action pour le rapatriement des soins de santé consommés en Ontario par des résidents de l'Outaouais pourra continuer d'aller de l'avant malgré les restrictions budgétaires et l'imposition d'un moratoire sur les projets nécessitant de nouvelles dépenses au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG).

Alors que le coût des soins offerts en Ontario à des résidents de la rive québécoise dépasse les 100 millions $ par année, la région avait mis sur pied en 2013 un plan d'action afin de faire baisser cette facture. Le rapatriement des accouchements avait été défini comme une priorité régionale.

Le CSSSG a cependant «mis un moratoire sur tous les projets de développement qui généraient des coûts supplémentaires de fonctionnement», a fait savoir hier le fondé de pouvoir, Jean Hébert. Cette directive ne devrait toutefois pas compromettre certaines actions liées au rapatriement, assure-t-il, puisque «des ententes» pourraient être conclues avec Québec pour refiler à la région les économies dégagées par un rapatriement des soins.

Les places en maternité

Les démarches se poursuivent donc dans le but de réaménager le troisième étage de l'hôpital de Gatineau afin d'y offrir plus de places en maternité et ainsi diminuer le nombre d'accouchements en sol ontarien.

Selon Jean Hébert, toutefois, «il ne semblait pas nécessairement que ce projet de rapatriement était une priorité ici [au CSSSG]».

Les démarches devront se poursuivre sous l'administration du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), tout comme celles visant la mise sur pied d'une urgence pédiatrique à Gatineau.

Le plan de rapatriement 2013-2016 qu'avait préparé l'Agence de la santé de l'Outaouais prévoyait des besoins 8,6 millions $ en immobilisations et de 2,3 millions $ en dépenses de fonctionnement.

Le Pavillon du Parc ferme des résidences

Par ailleurs, après une évaluation de son offre de services, le Pavillon du Parc en est venu à la conclusion qu'il doit fermer les résidents à assistance continue (RAC) de Fort-Coulonge et de Maniwaki.

Le Pavillon du Parc soutient que cette mesure permettra d'améliorer les services spécialisés dans les RAC et de répondre plus adéquatement aux besoins des usagers.

Les bénéficiaires touchés par les fermetures seront réorientés vers le RAC de Shawville ou encore vers des ressources non institutionnelles.

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