Barrette «agit en bulldozer»

Bruno Bonneville.... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Bruno Bonneville.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Confronté à la décision d'un ministre qui agit selon lui «en bulldozer», l'ex-président du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), Bruno Bonneville, ne voit pas comment l'équilibre budgétaire pourra être atteint «sans affecter la qualité et l'accessibilité des services à la population».

M. Bonneville affirme ne pas avoir vu venir la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a annoncé lundi la mise sous tutelle du CSSSG pour une période de 180 jours. «C'est un peu décevant, après avoir consacré huit ans de ta vie de façon bénévole, d'être traité avec autant de mépris, a réagi M. Bonneville. Mais quand tu ne suis pas les directives du gouvernement, tu en payes le prix. [...] Ce ministre-là a décidé d'agir en bulldozer et bouscule tout le monde, mais il faut que tu ailles chercher l'input des intervenants. On n'est pas tous des idiots dans ce réseau-là.»

Comme son statut de président du CA semblait «confus» depuis l'annonce de la tutelle, Bruno Bonneville a officiellement envoyé sa lettre de démission à Québec, jeudi matin. D'autres membres du CA, dont le mandat devait se terminer le 31 mars prochain, l'ont imité.

Même s'il admet que le CA a commis «une erreur» en ne coupant pas suffisamment pour atteindre l'équilibre budgétaire, M. Bonneville ne regrette pas les décisions prises. Il affirme avoir voulu préserver les services à la population plutôt que de dégager à tout prix des économies au sein d'une organisation qui a déjà subi beaucoup de compressionss ces dernières années.

«On a souffert de coupures de budget de 25 millions depuis trois ans, et pendant ce temps-là les coûts augmentent et les volumes aussi, souligne M. Bonneville. [...] Il reste autour de 6 millions à couper d'ici trois mois. Si quelqu'un peut faire ça sans que les services se détériorent, je lui lève mon chapeau.»

Bruno Bonneville estime que la tâche sera loin d'être facile pour Jean Hébert, PDG de l'Agence de la santé de l'Outaouais, qui a été nommé par le ministre Barrette pour diriger la tutelle du CSSSG.

«Je ne lui souhaite pas malheur, mais il va s'apercevoir que la réalité est pas mal moins rose dans l'établissement que dans sa tour d'ivoire, lance M. Bonneville. Il va arriver aux mêmes conclusions que nous autres, ils vont injecter l'argent qu'il manque pour ne pas perdre la face et ils vont dire que c'est grâce à eux.»

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