La ministre Vallée défend la tutelle au CSSSG

La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, abonde... (Martin Roy, archives LeDroit)

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La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, abonde dans le même sens que son collègue Gaétan Barrette en affirmant que les services à la population ne seront pas touchés par d'éventuelles compressions au CSSSG, placé sous tutelle par le gouvernement.

Martin Roy, archives LeDroit

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Se disant consciente que le tout peut sembler drastique à première vue, la ministre responsable de l'Outaouais Stéphanie Vallée défend bec et ongles la décision de son collègue Gaétan Barrette d'ordonner la mise sous tutelle du CSSS de Gatineau. Cependant, hors de question toutefois pour elle de personnaliser la situation en blâmant les membres du conseil d'administration pour le déficit anticipé de 5,6 millions $.

« D'une part, je vois ça comme une mesure qui se veut une volonté d'assurer une saine gestion des deniers publics, mais le but est aussi d'en arriver à une solution. Ce n'est pas comme si l'établissement se retrouve en tutelle du jour au lendemain et qu'il n'a jamais eu d'accompagnement dans le passé. Depuis le début des années 2000, plusieurs équipes se sont penchées sur le problème des déficits qui s'accumulent », lance-t-elle au Droit.

Pas un désaveu

La députée de Gatineau refuse de percevoir comme un désaveu la suspension des pouvoirs de ces dirigeants pour une durée de six mois.

« Je préfère voir cette nouvelle positivement, même si c'est dans la nature humaine de réagir quand il y a du changement. [...] Ces gens-là ont travaillé très fort et investi de leur temps, mais malgré tout, ils n'ont pu régler le déficit. Ils étaient devant une évidence et n'arrivaient pas à livrer la commande, mais pas par manque de volonté. Je suis persuadée qu'ils ont vécu des nuits blanches trouver une solution », a-t-elle indiqué.

Mme Vallée estime que la procédure, somme toute exceptionnelle même si elle est appliquée pour une troisième fois en 15 ans dans cet établissement, permettra au bout du compte de donner un nouveau souffle au CSSSG.

« Avoir les reins solides »

« L'Outaouais a tout intérêt à ce que son CSSS soit en bonne santé financière. On a de beaux projets comme de rapatrier des soins et des services sur notre territoire, alors il faut avoir les reins assez solides. Je savais que ça susciterait des réactions, sauf que je n'aurais pas défendu la région si j'avais dit au ministre (Barrette) qu'il était préférable de conserver le statu quo », dit-elle.

Rappelant que l'établissement gatinois reçoit 15 des 20 millions $ dont bénéficie la région pour son statut particulier en santé, elle soutient que le message lancé aux administrateurs des autres CSSS de la région aux moyens beaucoup plus modestes pouvait paraître contradictoire.

Stéphanie Vallée ne cache pas apprécier au plus haut point que son collègue ait opté pour un gestionnaire local (Jean Hébert) pour prendre temporairement les rênes de l'organisation et non pas pour « quelqu'un de Montréal qui vient nous dire comment gérer nos trucs ».

« C'est quelqu'un qui a une très bonne connaissance de la dynamique régionale et connaît les intervenants du milieu. Il a cet amour pour l'Outaouais. Quand on a un regard neuf et détaché, on peut voir les choses sous un autre angle », dit-elle, précisant être confiante que les services au public ne seront pas affectés par les coupes budgétaires éventuelles.

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