La magie de Noël même à l'hôpital

La petite Megan passera les Fêtes dans sa... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La petite Megan passera les Fêtes dans sa chambre d'hôpital. Le CHEO tente de souligner la journée de Noël avec des activités.

Étienne Ranger, LeDroit

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Pour un enfant, la féerie de Noël n'a certes pas autant d'éclat dans une chambre d'hôpital que dans le confort de son salon, agenouillé près du sapin. Chaque matin du 25 décembre, c'est pourtant la réalité à laquelle sont confrontés plusieurs tout-petits qui luttent au quotidien contre un problème de santé ou une maladie. Mais heureusement, à voir le visage illuminé de Megan Hébert, on sait que la magie de Noël l'envahira peu importe l'endroit où elle sera.

À moins d'un revirement de situation, la fillette de deux ans s'apprête à passer son deuxième réveillon depuis 2012 au Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario (CHEO), à Ottawa.

Une situation à laquelle ses parents, Cindy Tremblay et Pascal Hébert, tentent tant bien que mal de s'habituer.

«C'est difficile, surtout que dans mon cas ma famille vient de loin. Elle habite dans Charlevoix, à six heures de route d'ici. Megan est un peu jeune pour le réaliser, mais dans notre cas, c'est plus ardu. Sauf que ça se passe bien. [...] Il y a plein d'activités pour les enfants, en plus des cadeaux et de la visite du père Noël. Tout le monde est joyeux, des bénévoles chantent avec les enfants dans le corridor», confie sa maman.

À voir les nombreux bricolages accrochés au mur de sa chambre d'hôpital, on sent que le compte à rebours avant le passage du traîneau tiré par des rennes est amorcé. Et rien n'est laissé au hasard par le personnel du CHEO pour rendre ce moment agréable pour les tout-petits et leurs proches malgré le contexte.

«On essaie d'accommoder les familles. Selon sa condition, un médecin peut permettre à une enfant de sortir de l'hôpital pour la journée ou la soirée de Noël. Certains sont trop malades ou à risque et doivent demeurer hospitalisés», affirme la porte-parole de l'établissement, Marie Bélanger, ajoutant qu'un repas traditionnel des Fêtes est aussi servi aux gens le 25 décembre. Une salle familiale est disponible pour accueillir des proches, dépendant des restrictions imposées aux visiteurs.

En attente d'un diagnostic

La famille de Curran, dans l'Est ontarien, vit dans l'incertitude depuis la naissance de Megan. Cette dernière souffre d'une condition rare pour laquelle aucun diagnostic n'a encore à ce jour pu être posé.

«C'est un peu un petit intestin très lent qui l'empêche de manger normalement. Son ventre est gonflé. Elle a été nourrie par intraveineuse pratiquement pendant la moitié de sa vie jusqu'à présent. Megan a passé six mois consécutifs à l'hôpital après sa naissance. Elle a été capable de manger un peu et de subvenir à ses besoins pendant près d'un an puis en septembre, elle n'allait pas bien et perdait beaucoup de poids», raconte Mme Tremblay.

Des cas comme le sien ont davantage été observés chez des enfants plus âgés ou des adultes. Le suspense pourrait bientôt prendre fin car la fillette est en attente d'un transfert vers un hôpital de Toronto, où elle subira des biopsies. Le tout doit avoir lieu au plus tard en janvier.

«On fait de notre mieux pour la rendre confortable. J'espère qu'on pourra poser un diagnostic, ça permettra de mieux gérer les crises, la situation. On veut éviter qu'elle ait à être hospitalisée pendant deux ou trois mois. C'est préférable pour elle de passer du temps à la maison», avoue sa maman. La jeune femme a dû délaisser son emploi pour rester au chevet de sa fille, dont les passe-temps favoris sont la pâte à modeler et la gouache.

«Je pense que c'est important, c'est ce qui fait la différence. Papa travaille à temps plein et doit mettre les bouchées doubles. Il vient tous les soirs, dans la mesure du possible. Il prend le relais les week-ends, en dormant avec elle le samedi. Pendant ce temps, maman s'en va se reposer à la maison, faire du ménage, du lavage et de la bouffe. La vie continue autour de nous», lance-t-elle en riant.

Megan n'aura pas à attendre bien longtemps après Noël pour déballer un autre cadeau. Et ça en sera tout un. Au printemps, elle aura un petit frère ou une petite soeur.

En 2013-2014, 6678 admissions ont été enregistrées au CHEO. Près de 70000 visites à l'urgence ont été cumulées au cours de cette période, sans compter les 171343 visites aux cliniques ambulatoires de l'établissement.

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