Déficit anticipé de 5,6 millions $ au CSSSG

«Ça ne se détériore pas, ça tend donc... (Étienne Ranger, LeDroit)

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«Ça ne se détériore pas, ça tend donc à s'améliorer», a indiqué hier soir le président du c.a. du CSSSG, Bruno Bonneville.

Étienne Ranger, LeDroit

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Le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) perd l'horizon de l'équilibre budgétaire. Évalué à 4 millions $ en septembre, le déficit s'est creusé à 5,6 millions et des poussières.

La cible du déficit zéro au 31 mars 2015 était d'ores et déjà hors d'atteinte. Il restait à connaître la profondeur du gouffre financier dans lequel se trouvent les hôpitaux de Hull et de Gatineau.

Le président du c.a. du CSSSG, Bruno Bonneville, affirme que tout a été fait pour renverser la tendance. Mais le poids des compressions, jumelé à l'augmentation imprévue du nombre de patients dans les dernières semaines sont venus contrecarrer ses plans.

Depuis cinq ans, le CSSSG a subi des ponctions de près de 27 millions $, dont 12 millions cette année. L'organisme a réussi à absorber le choc à hauteur de 21 millions $.

« Nos hôpitaux sont pleins. On ne peut pas laisser le monde sur la rue. Il faut les traiter. Comme il n'y a pas plus de financement qui vient avec le volume, on est cuit », affirme-t-il d'un air résigné, déplorant d'un même élan le sous-financement chronique de l'Outaouais en santé.

« Les autres régions sont financées à 3200 $ par personne et nous, on est à 2400 $ (moyenne par habitants), dit-il. C'est censé être basé sur le fait que notre région est plus jeune, mais notre population vieillit. »

Rappelons que la loi interdit aux établissements de soins de santé d'accumuler un déficit. Le CSSSG aura donc éventuellement à s'expliquer au ministère de la Santé.

Le c.a. dirigé par M. Bonneville se dit prêt à faire face aux remontrances anticipées.

« On est capable de faire la démonstration qu'on a fait tous les efforts possibles et impossibles pour arriver à l'équilibre budgétaire. Ça, il n'y a pas de doute là-dessus. On a retourné toutes les pierres. On n'y arrive toujours pas », justifie-t-il.

Lors d'une rencontre hier soir, le c.a. a adopté sans grand enthousiasme son plan d'action pour les prochaines années, le projet Vision 2025.

Le document propose entre autres que l'hôpital de Gatineau soit transformé en un mégacentre ambulatoire spécialisé, sous le toit duquel seront regroupées les spécialités médicales. L'urgence, les hospitalisations et les chirurgies seraient centralisées à l'hôpital de Hull, où la capacité de lits sera plus que doublée.

Or, qui sait si cette vision sera partagée par le nouveau conseil qui sera nommé au printemps prochain par le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

M. Bonneville, quant à lui, est convaincu de la pertinence du projet qui brosse un large portrait des besoins de la

région au chapitre des soins de santé.

« Ça serait irresponsable de mettre ça sur une tablette. C'est fondé sur de l'analyse sérieuse et de la consultation. »

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