Un premier Centre de santé cardiaque pour les femmes

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L'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa innove en lançant le premier Centre de santé cardiaque réservé aux femmes.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

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L'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa a lancé vendredi le tout premier Centre de santé cardiaque pour les femmes du Canada. Le nouveau centre de recherche, situé dans la capitale nationale, sera spécifiquement axé sur le bien-être des femmes et tirera parti d'une expertise de calibre mondial.

Des centres conçus spécialement pour les femmes existent déjà dans la région. Toutefois, ils ciblent essentiellement le cancer du sein, l'obstétrique et la gynécologie.

«Notre équipe s'engage maintenant à veiller sur le grand coeur de nos mères, de nos épouses et de nos filles, et à le garder en santé, a déclaré le médecin Thierry Mesana, président-directeur général de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. Lorsque l'on prend soin de la santé d'une femme, on prend soin de toute la famille.»

Il est important de s'attarder à la santé cardiaque des femmes, ajoute-t-il, car les maladies cardio-vasculaires ne se manifestent pas de la même façon chez les deux sexes. En déclin chez les hommes, elle touche de plus en plus de femmes, chez qui elle fait plus de victimes chaque année que tous les cancers combinés. Il s'agit de la première cause de décès chez les femmes de plus de 35 ans. Chaque année en Ontario, 20000 d'entre elles meurent d'une maladie du coeur. On estime que 5 millions de femmes, partout dans le monde, vont mourir d'une maladie du coeur l'an prochain.

Mieux diagnostiquer

Le nouveau centre, qui veillera à ce que les femmes reçoivent tous les soins et l'information dont elles ont besoin pour lutter contre la maladie du coeur, vise aussi à améliorer les traitements, à sensibiliser la population et à approfondir les connaissances sur cette maladie. Trop souvent, les femmes sont sous-diagnostiquées comparativement aux hommes et ne sont donc pas traitées adéquatement.

«La situation concernant les femmes et la maladie du coeur a beaucoup évolué au fil des ans, mais il reste des lacunes à corriger pour que le public et les professionnels comprennent bien le risque de maladie coronarienne chez les femmes, soutient la Dre Michele Turek, conseillère médicale pour le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes. Nous devons corriger cet important problème et les perceptions erronées touchant l'incidence, la prévalence et l'importance des maladies cardio-vasculaires.»

Les connaissances actuelles en matière de diagnostic et de traitement de la maladie du coeur sont en grande partie basées sur des recherches effectuées sur des hommes, même si cette maladie présente de nombreuses différences chez les femmes. Ces différences sont importantes, car elles influent sur les symptômes, la rapidité du diagnostic et le mode de traitement, voire sur le taux de survie. Le risque de décès dans l'année suivant une crise cardiaque est de 50% plus élevé chez la femme.

«Il faut trouver un moyen de mieux éduquer les femmes quant à la prévention et la gestion des maladies cardio-vasculaires», martèle Dre Turek.

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